«L’ADN de l’Ontario, c’est la diversité»

Jean-Louis Roy, auteur de Chers Voisins

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Plusieurs journalistes et essayistes ontariens ou canadiens-anglais ont tenté d’expliquer le Québec à leur public, mais aucun Québécois avant Jean-Louis Roy n’avait écrit un livre sur l’Ontario avec le même objectif.

L’ancien directeur du journal Le Devoir et de l’Organisation de la francophonie internationale, représentant du Québec en France et professeur au Collège Glendon de l’Université York, aujourd’hui patron du Centre de la francophonie des Amériques à Québec, a expliqué sa démarche aux membres du Club canadien de Toronto mardi dernier.

«Nous avons tous une obligation de penser notre avenir autrement», croit-il, compte tenu des changements majeurs qui s’opèrent dans nos sociétés: basculement de la richesse, émergence de la Chine, commerce sud-sud en expansion et nord-nord en déclin, gouvernance mondiale diffuse, etc.

«Il faut, entre autres, s’habituer à aimer ce qui ne nous ressemble pas», suggère-t-il, en pensant à l’Ontario dont «l’ADN est aujourd’hui la très grande diversité», une expérience socio-culturelle suivie avec le plus grand intérêt par plusieurs pays où tout ne se passe pas aussi harmonieusement qu’en Ontario.

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Son essai Chers Voisins – Ce qu’on ne connaît pas de l’Ontario (traduit en anglais sous le titre Ontario In Transition – Achievements And Challenges) est motivé par le fait que l’Ontario et le Québec, «partenaire politique depuis 175 ans, ce n’est pas rien», sont désormais pour chacun le principal partenaire économique. Les est-ouest entre les deux provinces surpassent en effet les échanges nord-sud (Ontario-États-Unis et Québec-États-Unis).

Son livre est une «exploration des transitions» que connaît l’Ontario, mais d’abord «une rencontre avec les Ontariens», puisque son grand reportage est basé, entre autres, sur des entretiens avec plusieurs personnalités ontariennes, chefs de file dans leur domaine.

Jean-Louis Roy estime par ailleurs que le fameux «Big Shift» de l’influence vers l’Ouest du pays n’est pas encore un fait accompli. La conjoncture est encore fluctuante, dit-il… mais en même temps rien n’est acquis pour personne.

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