L’ACFO-Toronto veut renouer avec l’engagement politique

Le nouveau Conseil d'administration de l'ACFO-Toronto: Tharcisse Ntakibirora, Benjamin Ngoran, Marine Rigal, Marino Miguela, Housseyn Belaouier, Nathalie Nadon, Guy Lucas, le président Constant Ouapo, Richard Kempler.
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Un plan stratégique ambitieux, un nouveau conseil d’administration composé de jeunes nouveaux arrivants, l’ACFO-Toronto (Association des communautés francophones de l’Ontario à Toronto) a clôturé sa discrète année 2017 pour mieux ouvrir une nouvelle saison pleine de promesses.

L’enjeu est de taille, puisque le lobby politique des francophones de la métropole peine, historiquement, à s’imposer dans la communauté, contrairement à d’autres associations semblables ailleurs en province affiliées à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO), anciennement l’Association canadienne-française de l’Ontario dont les origines remontent à 1910.

Mais, ce lundi 4 décembre, beaucoup de monde était présent à l’assemblée générale annuelle de l’ACFO-Toronto, dans un édifice à bureaux de la rue Bloor Est, à la bonne surprise de son président, Constant Ouapo.

Celui-ci succède à Fatima Zadra, et on s’attend à ce qu’il soit reconfirmé à la présidence par le nouveau conseil dans quelques jours.

Du monde, des «nouvelles têtes» et surtout un projet inscrit en couleur sur des belles feuilles vernies: le plan stratégique 2018-2023 de l’ACFO a semblé convaincre les personnes présentes.

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Plan stratégique

Cette assemblée générale, organisée de concert avec la Fondation franco-ontarienne (FFO) qui faisait là une rare apparition dans la métropole, a permis à l’ACFO-Toronto de définir quatre axes stratégiques.

D’abord l’engagement politique: le président prône un engagement politique clair de l’ACFO afin de ne pas se voir imposer des décisions et des lois dont on ne veut pas. «C’est engagement politique, on le doit aux générations futures, qui verront mieux que quiconque les fruits du travail présent, comme profitent aujourd’hui ceux qui vont dans des écoles francophones, écoles qui existent grâce au combat d’anciennes générations.»

Ensuite, l’ACFO-Toronto prône les connexions aux communautés: l’heure est aux partenariats avec d’autres organismes qui jouent aussi, parfois des rôles politiques dans la francophonie torontoise: Comité français de la Ville, Centre francophone, médias.

Le troisième axe du plan stratégique de l’ACFO-Toronto, c’est «l’intégration socio-économique des renforcements et des capacités», l’objectif étant de contribuer à l’amélioration des conditions de vie et à une meilleure intégration des francophones du grand Toronto.

Un siège social

Enfin, l’ACFO-Toronto veut mobiliser les ressources, et, pour Constant Ouapo, cela commence par un siège social. Le président souligne le fait que de toutes les ACFO de la province, seule celle de Toronto n’a pas de siège social. Selon lui, ce serait la base d’une organisation structurelle qui fait défaut à l’organisme aujourd’hui.

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Ces quatre axes ne sont pas que des titres abstraits, puisque, pour chacun, l’ACFO-Toronto a défini des objectifs, des pistes d’action, et des mesures d’impact.

«Nous avons participé à une table ronde réunissant toutes les ACFO de la province, où nous avons beaucoup appris, et reçu des conseils efficaces pour notre développement», explique Constant Ouapo.

Les priorités restent donc de multiplier les partenariats, de trouver des sources de financement, d’établir un siège social pour une meilleure organisation, qui permettrait la présence d’un personnel permanent en plus du réseau de bénévoles.

Les communications de l’ACFO-Toronto laissent aussi à désirer: son site web comprend le nouveau logo adopté l’an dernier, mais il affiche une bannière de la Francofête 2014, son dernier tweet remonte à 2015 et sa dernière intervention sur Facebook date de septembre dernier.

De nouvelles têtes

Outre Constant Ouapo, le conseil d’administration renouvelé lundi comprend Housseyn Belaouier, Marine Rigal, Benjamin Ngoran et Marino Miguela: tous jeunes et arrivés récemment à Toronto.

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On retrouve également «l’entrepreneuse artistique» bien connue Nathalie Nadon, qui se revendique aussi comme «francophone de souche». Celle qui a passé sa «seule soirée libre de décembre» à l’AGA de l’ACFO-Toronto» s’est rajoutée à la liste pour «s’investir plus encore dans la communauté», aux côtés des vétérans Richard Kempler, Guy Lucas, qui a vu sa démission lui être refusée, et Tharcisse Ntakibirora.

Les objectifs sont définis, l’équipe est renouvelée, et l’ACFO-Toronto se doit maintenant de poursuivre ce travail de développement de façon concrète et matérielle. Affaire à suivre…

acfo-toronto-2016

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