La loi du plus fort n’est pas toujours la meilleure

Plaidoyer pour la préservation de la langue française au Canada

Assemblée de la francophonie de l’Ontario
L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario organise la RÉSISTANCE contre la fermeture de l’Université de l’Ontario français et l’élimination du Commissariat aux services en francais: https://bit.ly/2qRLA94 (Illustration: Marc Keelan-Bishop)
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L’identité du peuple canadien-français remonte à la période des filles du roi. À l’époque, la langue parlée au Canada est le français de Paris. Peu à peu, les Canadiens ont adopté un accent français qui reprenait les tonalités de la langue amérindienne et les échanges de la vie quotidienne dans la ville de Québec, la capitale de la Nouvelle-France à l’époque de Louis XIV.

La Conquête

De la seconde moitié du XVIIIe à la seconde moitié du XIXe siècle, le statut de la langue française est perturbé. C’était la période de la chute de Québec, de la capitulation de Montréal et de l’arrivée au Canada des loyalistes britanniques fuyant la révolution américaine.

Le français se retrouve alors sans statut.

Vers la fin du XIXe siècle, la langue anglaise devient vite celle de la haute société, celle du politique et de l’économique. Les Canadiens-Français quittent les grandes villes pour habiter les régions rurales.

De là s’ensuit la déformation de la langue française internationale. La langue française se détériore et devient empreinte d’anglicismes.

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La Révolution tranquille

C’est en 1960 que les Québécois prennent leur destin en main. Il aura fallu attendre jusqu’en 1970 pour que le gouvernement libéral de l’époque adopte une loi redonnant au français le statut de langue officielle dans la province.

Sept années plus tard, la loi 101 du gouvernement du Parti québécois redonne au français le statut de seule langue officielle du Québec et impose l’affichage en français.

Aujourd’hui, la préservation de la langue française s’étend à l’extérieur du Québec. Alors qu’au Québec, la population se définit comme étant «québécoise», les francophones qui parlent français dans le reste du Canada restent «Canadiens-Français», mais surtout «Acadiens, Franco-Ontariens, Franco-Manitobains, Fransaskois», etc.

La lutte se poursuit

Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne officiellement bilingue. Pourtant, son nouveau premier ministre est unilingue anglais.

Récemment, le gouvernement Higgs a fait l’annonce d’un nouveau service d’équipe d’ambulanciers qui fera passer les compétences avant le bilinguisme.

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Et ce, au détriment d’un récent jugement selon lequel le gouvernement nouveau brunswickois et le service d’ambulance du Nouveau-Brunswick doivent «s’assurer que les citoyens des deux communautés linguistiques aient accès à des services d’ambulance de qualité égale dans la langue de leur choix».

En Ontario, le gouvernement est maintenant aussi dirigé par un chef unilingue anglais. C’est l’indignation de tous les Franco-Ontariens suite à l’annonce du gouvernement Ford d’abolir le Commissariat des services en français et d’abandonner le projet d’une université francophone.

Mobilisation

Il faut, encore une fois, se mobiliser afin de ne pas faire reculer ce pour quoi nous nous battons depuis si longtemps.

Je me joins aux organismes franco-ontariens ainsi qu’à l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) afin de déplorer la perte de ces deux institutions essentielles à l’épanouissement de la communauté francophone de l’Ontario.

Les luttes que nous avons entreprises pour la sauvegarde de la langue française au Canada ne doivent pas rester veines.

Il faut que ça change. Rétablissez vos acquis en joignant votre voix à plus de 9000 signataires. Suivez le lien suivant: https://www.change.org/p/diego-elizondo-r%C3%A9tablissez-nos-acquis

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