La Galerie du Nouvel-Ontario s’invite chez ses artistes

Danielle Tremblay, directrice générale de la GNO.
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Dans le contexte de la pandémie, la Galerie du Nouvel-Ontario (GNO), à Sudbury, a dû fermer temporairement ses portes.

L’adaptation étant une seconde nature, elle a vu dans l’obligation de rester chez soi une occasion de diffusion et de rencontres entre ses artistes membres et le public, pour qui l’art se consomme désormais de manière virtuelle. Ainsi est né le projet Derrière les portes.

La Galerie du Nouvel-Ontario est l’un des rares centres d’artistes autogérés en Ontario français. Son mandat est provincial.

La directrice générale, Danielle Tremblay, explique comment Derrière les portes adopte une formule décomplexée en s’invitant carrément chez un ou une artiste membre.

«Il s’agit d’une visite conviviale. Ce n’est pas une critique de l’œuvre produite par celui ou celle qui nous reçoit. La rencontre se veut un échange sur comment la pandémie affecte son travail de création. On veut suivre l’artiste dans sa réflexion», assure la directrice. Bien entendu, la formule permet au public de poser des questions à l’artiste.

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Ron Loranger

Toc-toc, comment ça va?

Les rencontres bimensuelles ont lieu le mardi à 16h sur la page Facebook de la GNO. La première s’est tenue le 19 mai avec Laurent Vaillancourt, artiste conceptuel de Hearst, dont il a été question dans un article précédent.

Le 3 juin, le public entrait chez Julie René de Cotret, artiste de performance-installation vivant à Hillsburg, juste à l’ouest de Brampton. Elle a abordé le contexte rural dans lequel elle crée et la distorsion du temps que l’isolement impose sur son travail.

Le 16 juin, place à un toc-toc chez le designer interdisciplinaire Emilio Portal, à Sudbury. Né à New Westminster (C.-B.), il est d’origines péruvienne, espagnole, française, irlandaise, huronne-wendat et algonquine. Emilio Portal jongle avec le son, la musique, l’ébénisterie et l’environnement. Son travail intense, vulnérable, méditatif et décalé concentre notre attention sur les fondements de nos modes de vie.

Le 30 juin, Ron Loranger répondra au toc-toc. Originaire de Kapuskasing, cet artiste établi à Toronto s’adonne à des «blobettes». Ce sont des dessins sur papier avec aquarelles et encre de Chine. Il élabore leur structure visuelle à partir de son vécu, de ses états d’âme et des événements qui le marquent.

Blobette COVID no 8, 2020, de Ron Loranger.

Annulation du 25e anniversaire

En raison de la pandémie, la GNO a dû annuler une exposition de photographes émergents qui devait avoir lieu en avril. Claude Wittmann, artiste de performance établi à Toronto, avait été invité à faire une résidence de trois semaines à la GNO, qui a dû être reportée.

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La plus importante activité annuelle de la GNO est la Foire d’art alternatif de Sudbury (FAAS), qui devait se dérouler du 29 septembre au 4 octobre. Elle mobilise des artistes de l’Ontario, du Québec et du Nouveau-Brunswick, parfois même de deux ou trois pays.

Cette année, il était prévu que les célébrations du 25e anniversaire de la GNO aient lieu dans le cadre de la FAAS, mais le tout a été annulé.

Cela n’empêche pas Danielle Tremblay de voir dans la pandémie un certain côté bénéfique. «Il faut travailler positivement avec la situation actuelle. Il y a de bonnes choses à retenir, notamment au sujet d’une nouvelle manière de permettre à l’artiste d’interagir avec son public.»

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