La désignation d’Action positive, un hommage à ses intervenants

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Action positive VIH/sida se félicite du succès de son premier colloque en français sur les stratégies de prévention du VIH/sida, le 31 mars, au cours duquel l’organisme a reçu officiellement sa désignation provinciale comme établissement offrant des services en français

La ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, est venue féliciter Action positive VIH/sida pour «ses années d’engagement dans la lutte contre l’épidémie».

Cette désignation représente «une reconnaissance de la qualité des services de soutien et d’accompagnement offerts par l’organisme depuis plus de sept ans aux personnes vivant avec ou affectées par le VIH/sida». Elle permettrait également à Action positive de consolider ses relations avec ses partenaires et bailleurs de fonds afin de faciliter l’accès à la cascade des soins aux francophones de la région de Toronto.

Pour le directeur général Éric Cader, «loin d’être un aboutissement, cette désignation est un vibrant hommage au travail accompli par les visionnaires et membres fondateurs et personnes engagées de la première heure. Elle n’est qu’une première étape visant à assurer un leadership en matière de VIH en français au niveau local pour soutenir et améliorer la vie des francophones qui vivent avec le VIH/sida ou qui y sont vulnérables.»

Ce premier colloque sur la santé sexuelle et les nouvelles stratégies en matière de prévention du VIH/sida a été marqué par la présence de plus de 70 personnes et de nombreux partenaires et membres du Groupe de travail francophone de Toronto en matière du VIH. Paul Lapierre, directeur général de Ontario AIDS Network, Jean-Gilles Pelletier, le nouveau directeur général du Commissariat aux services en français, et Tharcisse Ntakibirora, coordonnateur des services en français au Réseau local d’intégration des services de santé (RLISS) de Centre-Toronto, y participaient aussi.

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PrEP

Plus de 30 ans après la découverte du VIH, c’était une première pour les francophones de la région d’assister à plusieurs présentations améliorant leurs connaissances sur le potentiel de la prophylaxie pré-exposition (PrEP).

Lors de ce colloque torontois, le Dr Réjean Thomas, président fondateur de la Clinique médicale l’Actuel à Montréal, a démontré ses méthodes innovatrices et pratiques d’une prise en charge des malades en situation de vulnérabilité, comme ceux qui sont atteints d’hépatite C (présentant souvent des troubles concomitants de toxicomanie et de santé mentale).

«À l’Actuel, nous prescrivons la PrEP depuis 2011. Néanmoins, la PrEP est peu ou mal connue et n’est pas encore suffisamment utilisée. Il est donc important d’informer les communautés les plus à risque de cette nouvelle stratégie de prévention, des bénéfices qu’elle présente et de la rendre disponible le plus possible».

L’approche du Dr Thomas fait aujourd’hui école à l’international, car elle permet notamment de rester au diapason de l’évolution de la problématique du VIH/sida.

Entrevues téléphoniques

De son côté, Marc-André LeBlanc, qui travaille depuis plus de 20 ans dans le mouvement communautaire du VIH, a évoqué les difficultés des intervenants à promouvoir les nouvelles stratégies de prévention du VIH et a relevé quelques questions cruciales à prendre en compte pour accompagner ce changement.

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En réalisant le Projet Résonance, une série de groupes de discussion et d’entrevues téléphoniques auprès de 30 intervenants à l’intention des hommes gais, à Vancouver, Toronto et Montréal, entre décembre 2013 et juillet 2014, il a cherché à comprendre comment les intervenants relèvent les défis soulevés par les nouvelles connaissances sur la prévention du VIH et comment ils font face aux difficultés.

Selon lui, il y a absence de consensus chez les participants quant aux messages de prévention sur la charge virale indétectable et la PrEP, de même que sur la complexité des informations qu’ils tentent d’assimiler et de communiquer.

Honte

Si les avancées médicales sont porteuses d’espoir, la honte et la stigmatisation n’ont pas disparu.

Deux personnes vivant le VIH ont témoigné à visage découvert pour nous faire prendre conscience que la discrimination existe également dans le milieu institutionnel, en particulier sur le lieu de travail, dans les services de soins de santé et les centres sociaux. Si leur séropositivité est le premier facteur de discrimination, elles subissent également d›autres formes de stigmatisation: en fonction de leur genre, leur couleur de peau ou leur orientation sexuelle.

Ron Rosenes, leader communautaire qui vit avec le VIH depuis plus de 30 ans et qui a consacré sa vie à ces problématiques, estime que «la criminalisation excessive de la non-divulgation du VIH contribue à une situation marquée par l’anxiété, la peur, la stigmatisation et la désinformation, nuisant ainsi au counseling, à l’éducation et aux efforts de prévention».

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Cela augmenterait donc les risques pour tous les Canadiens. Il a lancé un appel pour que l’on corrige ce qu’il appelle «le dangereux virage qu’a emprunté le droit canadien» dans ce domaine.

Par ailleurs, Éric Cader fait valoir que le nouveau site «offre des informations fiables dans un vocabulaire simple et accessible» sur toutes ces questions.

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