La culture du jeu vidéo omniprésente

Game On 2.0 au Centre des sciences


11 mars 2013 à 21h46

Considéré comme amusant, éducatif ou même artistique (le jeu vidéo est rentré au MoMA de New York en décembre dernier), le jeu vidéo traverse les âges et les générations. L’exposition Game On 2.0 s’arrête quelques mois au Centre des sciences de Toronto et réveillera à coup sûr le joueur qui est en vous.

L’exposition se donne pour objectif de revenir sur de nombreux aspects de la culture du jeu vidéo. Grâce à une multitude de consoles et de jeux en libre service, elle place le public en position de joueur tout au long de la visite.

Présentée comme une grande salle d’arcade, l’exposition est complètement interactive et explore différents thèmes de la culture du jeu. L’évolution des consoles, les plus célèbres personnages, les différents genres présents sur le marché… en tout ce sont 14 thèmes qui se succèdent.

Game On 2.0 est présenté par le Barbican Center, fondé et financé par la ville de Londres. C’est l’évolution faite en 2010 d’une précédente exposition itinérante Game On qui tourne à travers le monde depuis 2002. Elle sera installée à Toronto jusqu’en septembre prochain.

160 jeux pour toutes les générations

Avec 160 jeux vidéo, Game On 2.0 impose une impressionnante collection qui va de Pong à la dernière Wii U. Cela permet de voyager dans le temps, de revenir sur l’histoire des jeux, mais surtout de réaliser à quel point la culture du jeu vidéo est omniprésente aujourd’hui.

Pour la plupart en état de marche, les jeux sont en libre accès et le public peut découvrir ou redécouvrir d’anciennes consoles, mais aussi tester les jeux les plus récents.

La collection de jeux est si variée que chaque génération s’y retrouve. À la manière du cinéma, où chaque individu ressent une nostalgie particulière à la simple évocation d’un film qui a marqué sa jeunesse, les jeux vidéo font de même et rappelle des souvenirs plus ou moins lointains de parties de jeu qui ont rythmé bon nombre de nos après-midi.

Que ce soit avec les flippers, Space Invaders, Mario, ou même les Pokemon, l’exposition traverse le temps et parle à chaque génération. Le vintage redevenant à la mode, les amateurs seront également ravis de retrouver Donkey Kong, Pac Man, la Nintendo 64 ou les premières Game Boy qui paraissent antiques aujourd’hui pour les plus jeunes.

Réalité augmentée

Si l’exposition explore le passé du jeu vidéo, elle permet également d’apercevoir le futur et la VirtuSphère va probablement devenir l’expérience incontournable. Cette attraction permet un aperçu de ce que pourrait être le jeu vidéo de demain.

Après les boutons, les manettes, et plus récemment la simulation, le futur laissera place à la réalité augmentée. La VirtuSphère se joue dans une grosse boule qui tourne sur elle même au fur et à mesure que l’on marche à l’intérieur (comme une roue de hamster). Équipé de lunettes avec écran intégré, on se retrouve complètement embarqué dans le jeu vidéo, et on en devient le héros.

L’environnement extérieur disparaît complètement. On avance dans le paysage 3D, et on se débarrasse des ennemis (des citrouilles zombies!) à l’aide d’un pistolet. En incarnant à 100% le héros du jeu, la distance entre le joueur et l’écran disparaît totalement.

Si cette sphère n’est pas prête d’atterrir dans nos salons, elle laisse néanmoins un bon aperçu de ce vers quoi se dirige la technologie du jeu vidéo.

Jeu en ligne et simulation

Matthieu Ranger, éducateur au Centre des sciences, est revenu avec nous sur les tendances actuelles.

Si les premiers jeux se jouaient en solo, l’ordinateur personnel et internet ont changé la donne. Aujourd’hui les parties multi-joueurs sont plus populaires, entre amis ou avec des inconnus en ligne.

Les jeux de simulation aussi sont de plus en plus prisés, que ce soit en adaptant le monde musical, la danse ou le sport.

Il nous explique également que désormais l’innovation doit se faire dans les nouvelles fonctionnalités: «Avant on attendait une évolution du design à chaque nouvelle console, désormais on a atteint un point où elles sont minimes et le public attend de nouvelles fonctions pour se laisser tenter.»

Multiplication des écrans

Au-delà de l’aspect ludique, cette exposition démontre bien l’impact des jeux vidéo sur notre vie quotidienne.

La multiplication des écrans entraîne aujourd’hui une grande part de la population dans la pratique du jeu. On joue de plus en plus jeune, et toutes les tranches d’âge se mettent à jouer.

Les jeux deviennent grand public, et la cible s’élargit. «Les mobiles ont joué un grand rôle dans la démocratisation du jeu vidéo, notamment grâce à des hits planétaires comme Angry Birds… Ma mère joue à Angry Birds!», nous explique Matthieu Ranger.

En effet grâce aux téléphones intelligents, plus besoin d’investir dans une console. On joue partout dès que l’on a un peu de temps à tuer, que ce soit dans les transports ou dans une salle d’attente. Simple d’accès et grand public, on renouvelle facilement ses jeux en téléchargeant des applications parfois gratuites.

Une étude récente, de l’Association canadienne du logiciel de divertissement, démontre que 58% des Canadiens âgés de plus de 6 ans jouent à des jeux vidéo.

Un secteur canadien

Représentant un lieu de technologie, d’innovation et de découverte, le Centre des sciences correspond parfaitement à une telle exposition, surtout lorsque l’on connaît les performances de l’industrie du jeu vidéo au Canada, troisième pays producteur de jeux vidéo après les États-Unis et le Japon.

Ce secteur représente 1,7 milliards $ dans l’économie canadienne et implique des compagnies de renommée mondiale.

Game On 2.0 est d’ailleurs présenté avec la coopération du Collège triOS. L’établissement a notamment pour objectif de former des diplômés dans le secteur du jeu en proposant des programmes de technologie avec des cours sur le design et le développement des jeux vidéo.

Au final, Game On 2.0 est un excellent moyen de comprendre que la culture du jeu vidéo va bien au-delà de l’aspect récréatif.

On traverse 50 ans de jeu vidéo avec une salle d’arcade des plus complètes sans même avoir à insérer une pièce de monnaie dans la machine à boules.

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