La Bottine Souriante à Markham: «Ça va brasser!»

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Le premier groupe québécois de musique traditionnelle, La Bottine Souriante, se produira au Flato Markham Theatre le 31 janvier. «C’est un show qui brasse!», confirme l’accordéoniste Benoît Bourque en entrevue à L’Express.

Légende vivante de la musique québécoise (c’était le titre de notre article en novembre 2012 quand les 11 chanteurs, musiciens et tapeurs de pieds sont passés au Koerner Hall de Toronto), La Bottine Souriante célébrera son 40e anniversaire en 2016 avec, au minimum, un nouveau disque.

Aucun des membres actuels du groupe n’était de la première fournée, même si plusieurs sont là depuis plus de 20 ans. Le départ du dernier des fondateurs, Yves Lambert, avait fait beaucoup de bruit en 2002. Le groupe compte plus d’anciens membres (15) que d’actuels (11).

«C’est normal pour une telle longévité et pour notre genre de musique», indique Benoît Bourque, lui-même membre de La Bottine Souriante depuis 2008. «La plupart d’entre nous menons aussi d’autres projets parallèles.» C’est son cas, puisqu’il enseigne la musique et se produit en duo avec son fils Antoine, pianiste.

Véritable phénomène musical québécois qui a redonné à la musique traditionnelle ses lettres de noblesse, La Bottine Souriante tourne dans le monde entier et serait particulièrement populaire en Grande-Bretagne, en Espagne et en Scandinavie.

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«Pourquoi ces pays plus que la France, par exemple, qui a aussi une riche tradition celtique? Je ne sais pas», admet Benoît Bourque, qui note tout de même que la récession économique en Europe a diminué les moyens des festivals là-bas.

Certaines chansons font partie du spectacle depuis les tout débuts, alors qu’on trouve toujours le moyen d’en jouer une ou deux inédites… et même d’improviser!

Cette musique traditionnelle est devenue indémodable… et en même temps continue d’évoluer (notamment par l’ajout des cuivres) en empruntant au funk, au jazz et à la musique latino.

«Au début, en 1976, les amis de mon âge trouvaient mes goûts musicaux un peu bizarres», raconte-t-il. «Puis, grâce principalement à La Bottine Souriante, c’est devenu comme de la ‘musique du monde’ plus respectée et ça l’objet d’études sérieuses de la part de musiciens qui pratiquent d’autres genres.»

La musique traditionnelle a aussi été adoptée par des groupes aux textes modernes comme Mes Aïeux au Québec ou Great Big Sea au Canada anglais. «Nous aussi, nos textes parlent de plus en plus de problèmes contemporains», indique Benoît Bourque.

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La Bottine Souriante s’amène à Markham avec accordéon, violon, piano, guitare et contrebasse, en plus des trompette, trombone, tuba et flageolet (flûte irlandaise), de même qu’une mandoline, un bouzouki et toutes sortes de percussions.

Ces musiciens sont de formidables ambassadeurs de notre culture.

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