Là-bas au Connemara

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Tandis que les nuages sombres s’amoncellent dans le ciel et descendent bas sur la lande irlandaise, les paroles de la chanson de Michel Sardou résonnent à mes oreilles: Des nuages noirs qui viennent du nord colorent la terre, les lacs, les rivières, c’est le décor du Connemara.

Véritable canevas des maîtres de lumière (Turner se perdrait des heures devant les changements incessants de lumière), le Connemara est une des régions à mon avis les plus romantiques d’Irlande. Une invitation à rêver, écrire ou se saisir de ses pinceaux.

Tout ici est rond, doux et harmonieux. Des vagues de dunes brunes ou verdoyantes se propagent à l’infini, à la rencontre de la mer, parfois entravées d’étendues d’eau.

Le silence n’est pas pesant, mais au contraire bienfaisant. Il laisse de la place pour la contemplation et la méditation.

La surface des eaux est plane. Argentée. Ou bleu profond. Parfois elle s’irise de quelques froissements quand le vent se lève – seul obstacle au silence absolu qui règne sur la lande.

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On s’arrête volontiers au bord d’un lac et on scrute ses profondeurs pour essayer de discerner une forme étrange au fond, qui pourrait être un monstre craintif que l’on verrait surgir certains matins ou soirs d’été avant de replonger.

J’aime m’asseoir et regarder les trouées de soleil parmi les nuages venir jouer de ses reflets sur l’eau.

L’herbe est haute et une randonnée se fait en bottes ou chaussures montantes. Parfois elle se couche sous la caresse d’une bourrasque. Parfois elle révèle un troupeau de moutons, légion dans le coin.

Des sentiers se fraient un chemin entre vallons, vallées et collines. D’une terre brune, parfois argileuse, ils nous perdent au milieu d’un paysage abandonné où s’envolent volontiers nos pensées.

Le Connemara se parcourt à pied, en vélo, à cheval et en voiture pour les paresseux ou ceux qui ne peuvent faire autrement. Je vous encourage toutefois vivement à privilégier la randonnée et à pénétrer au cœur de la lande ou à longer la côte.

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Il y a dans la rigueur de cette terre souriante et verte, saupoudrée de brun et de bleu, un goût de paix et d’éternité qu’on étire dans sa foulée jusqu’à l’horizon toujours plus bas.

On y ressent tant d’histoires, de légendes qui résonnent sous nos pas ou s’accrochent aux pierres d’une ruine, d’un prieuré. On entend les guerres, les chants et les rassemblements religieux.

On lit sur les courbes vertes, dans les rivières qui s’enfuient ou dans le ciel changeant les vers des poètes irlandais.

Loin de l’ambiance enfiévrée des pubs urbains, on goûte à la musique des gouttes de pluie et à la solitude. Au repos de l’âme.

Les propriétaires des Beds and Breakfasts et d’ hôtels (l’hôtel  Cashel House est de ce fait une petite merveille) ont la fierté de leur terre et sont souvent des trésors d’information pour les ballades les plus insolites, les meilleurs points de vue sur un lac, pour un coucher de soleil.

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Il n’y a pas deux matins pareils dans le Connemara et on adapte son rythme à celui du temps. À celui des gens.

Il faut prendre son temps. On ne pénètre pas dans le Connemara comme dans une banque avec une idée de hold-up. On y arrive doucement. On l’observe. On s’apprivoise mutuellement et on savoure chaque aventure journalière. Un coup de cœur garanti qui aura pour conséquence de vous faire revenir.

On y vit encore au temps des Gaels et de Cromwell, au rythme des pluies et du soleil, au pas des chevaux.

Michel Sardou rend bien l’une des facettes de l’âme du Connemara. Mais mieux que les mots, une rencontre, une visite vous  raconteront ce lieu fort et envoûtant. Un petit voyage s’impose.

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