Kristina Bazan, une artiste aux multiples facettes

Ses inspirations: The Strokes, Lana del Rey, Leonard Cohen...

Elle a envoûté le public du Great Hall vendredi dernier. (Photos: Vinciane Couffy)
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Ce n’est pas une première à Toronto pour Kristina Bazan. «Mes parents ont envisagé de vivre ici à une certaine période, donc on est venus visiter des appartements à plusieurs reprises», confie l’artiste à L’Express. Mais c’était bien sa première fois dans la ville Reine en tant que chanteuse.

Elle a fait ses premiers pas sur la scène torontoise vendredi dernier au Great Hall, dans un concert organisé par Live Nation France, dans le cadre de la Canadian Music Week. Sa voix de velours a très vite conquis le public.

Cette interprète d’origine biélorusse de 25 ans, qui a grandi en Suisse, présente plus d’une corde à son arc. Elle a d’ailleurs été classée deuxième parmi les trente personnalités de moins de 30 ans les plus influentes par le magazine Forbes en 2016.

Après avoir été finaliste de Miss Suisse en 2011, elle crée son blogue Kayture, qui lui ouvre très vite les portes du monde de la mode. Louis Vuitton, Cartier, Dolce & Gabanna, Yves Saint Laurent… Elle collabore par la suite avec les plus grands, en tant que mannequin ou égérie.

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Outre l’apport sur le plan professionnel (expériences) et personnel (maturité), sa carrière dans la mode lui a permis de découvrir l’univers artistique. «C’est un milieu où l’on fait beaucoup de rencontres, des musiciens, des producteurs, des peintres… Un milieu très éclectique!»

Mais son passé de blogueuse et de mannequin a aussi parfois décrédibilisé ses ambitions musicales.

«J’ai dû me détacher d’étiquettes toute ma vie»

 

«Quand j’ai créé mon blogue, j’avais l’étiquette de Miss Suisse. Ensuite, lorsque j’ai commencé le mannequinat, j’ai dû me détacher de mon étiquette de blogueuse. En musique, je dois désormais me détacher de l’étiquette de mannequine…», se désole Kristina.

Une présence sur scène indéniable.

Une chose est sûre, cette dernière ne veut pas se limiter à un domaine. C’est pourquoi elle n’a pas complètement abandonné la mode, en parallèle de sa carrière musicale démarrée en 2016.

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«Ça m’apporte tellement d’idées pour la musique, et inversement. Je suis en train de lancer une marque de prêt-à-porter unisexe, inspirée par la musique. J’aime bien l’appeler « la garde-robe nocturne d’une rock star ». Chemises imprimées, blazers à paillettes… Je l’ai conçue en pensant à mes amis musiciens.»

Un album «plus acoustique et plus intime» 

Pour son concert au Great Hall, Kristina Bazan a interprété tous ses morceaux en version acoustique.

«Je me rends compte maintenant en travaillant avec mes musiciens que je préfère l’ambiance acoustique, je préfère ce rapport de cœur à cœur avec mon audience», explique la chanteuse.

Si on retrouve dans ses premières chansons, comme Clockwork, des influences électroniques et un peu RnB, liées à son passé de blogueuse, les tonalités acoustiques et mélancoliques domineront son prochain album prévu pour 2019.

«Ça me permet de m’amuser davantage vocalement», précise-t-elle.

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La voix de Kristina était accompagnée à la guitare électrique.

La musique, une passion de longue date

«Mes parents ne sont pas du tout artistes: ma mère est mathématicienne et mon père informaticien. Du coup ils n’ont pas vraiment compris mon intérêt pour la musique quand j’étais jeune», témoigne Kristina Bazan.

C’est grâce aux cassettes et aux CD que ramenait son père des États-Unis, où il étudiait, que l’ancienne blogueuse a eu son premier contact avec la musique anglophone.

Dès l’âge de cinq ans, Kristina intègre une école de chant. «Depuis toute petite, j’ai naturellement eu envie d’aller vers l’artistique et ce qui touche à la créativité.»

Un désir qui explique également ses huit années d’enseignements de danse classique et contemporaine, dont les spectacles lui donneront le goût d’être sur scène. Le public du Great Hall a ainsi pu apprécier vendredi soir la présence envoûtante de la chanteuse, aux mouvements sensuels, nourris de ses diverses expériences artistiques (danse et mannequinat).

Kristina Bazan sur la scène du Great Hall (Queen & Dovercourt).

«J’ai commencé à écrire des chansons à l’âge de 11 ans»

 

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Pour son onzième anniversaire, Kristina reçoit un piano de la part de ses parents. C’est alors qu’elle commence à écrire ses propres chansons. «C’était des chansonnettes», tient à préciser l’artiste en souriant.

Sans surprise, la chanteuse écrit aujourd’hui les paroles de tous ses morceaux. «C’est ce que j’aime le plus», confie-t-elle.

La création de son blogue à 16 ans a d’ailleurs été motivée en partie par son envie d’écrire. «C’était comme les pages d’un journal intime.» C’est pourquoi Kristina a longtemps été inspirée par des chanteurs-poètes tels que Serge Gainsbourg ou Leonard Cohen.

Si elle écrit ses paroles en anglais pour le moment, elle aimerait bien un jour, peut-être, revenir au français ou au russe.

Son goût pour la scène était palpable. (Photos: Vinciane Couffy)

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