Kotor l’insolite

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Sertie de son imposante muraille, Kotor veille sur la mer Adriatique. Mystérieuse, insaisissable, Kotor fascine par sa prestance, son histoire et son mystère.

Classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO, cette ville du Monténégro, blottie au fond d’un canyon naturel, ne se révèle pas aisément.

On peut en effet se sentir repoussé par cette fortification de 4,5 km de long, de 15 m de hauteur et 20 m de largeur. Ne pas s’arrêter à cette première impression et pénétrer dans l’enceinte moyenâgeuse pour découvrir un joyau architectural et historique brut qui ne saurait laisser indifférent.

Une odyssée à flanc de colline

C’est en se perdant au fil des ruelles tortueuses que l’on part à la rencontre d’une histoire digne des plus grandes épopées. Sa muraille d’abord nous rappelle une succession de sièges et de batailles au Moyen-Âge.

Pillée par les Sarrasins puis par les Bulgares, Kotor, cédée à la Serbie réussit à garder ses institutions républicaines. La majestueuse façade à doubles clochers de style Renaissance de la cathédrale St Tryphon du XIIe siècle témoigne de la richesse de cette époque.

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Du XIVe au XVIIIe, la ville passe sous le joug de l’Italie (Venise), et de nombreux hôtels particuliers affichent des façades Renaissance, des balcons et sculptures «à l’italienne».

La porte d’entrée de la vieille ville décorée du Lion du Venise (milieu du XVe siècle) est l’emblème même de l’influence artistique italienne à cette époque. La Tour de l’Horloge sur la grande place, légèrement inclinée, rappelle qu’au-delà des dominations étrangères multiples, Kotor a dû aussi surmonter des catastrophes naturelles.

Le tremblement de terre de 1979 fut dur pour la ville, mais lui permit de rejoindre les sites et monuments classés de l’UNESCO.

Outre l’architecture, l’Histoire se trouve et se raconte dans les petites ruelles (l’une, minuscule, s’appelle d’ailleurs la rue «laisse-moi passer» tant il semble difficile de pouvoir s’y croiser) et sur les terrasses des cafés où l’on peut surprendre conversations politiques ou sportives qui nous renseignent sur le patriotisme et les antagonismes avec les pays alentours.

Une traversée insolite

Mais c’est certainement la traversée des Bouches de Kotor qui séduit le voyageur. S’aventurer entre les griffes des falaises et slalomer autour de monastères bénédictins et franciscains perdus sur des îlots ou perchés sur des rocs est une aventure de toute beauté.

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Cette mer cobalt qui s’avance vers Kotor, n’est pas sans rappeler quelques fjords plus au nord de l’Europe. Ici tout est silence et le vent même semble s’avancer prudemment, sans cris, sans légendes.

Le Monténégro s’aborderait-il par ce canyon maritime? Il y a bien un chemin en lacets, mais pourquoi se perdre dans le sable et la poussière quand on peut à la manière des Romains, puis des Vénitiens, emprunter la mer?

Les amoureux de littérature retiendront le village de Baosici où vécut l’écrivain Pierre Loti. Le village de Lepetani fait parler de lui, puisque l’endroit était fréquenté par les filles de joie que venaient retrouver les marins. Le reflet des pierres et des couvents dans la mer à flanc de montagne emporte l’imagination.

Pour moi qui ai fait cette traversée en compagnie du Capitaine croate de La Belle de l’Adriatique qui me racontait son pays, son peuple et son parcours au fil de l’eau, Kotor reste à jamais une découverte insolite. Un joyau à découvrir et à préserver.

Renseignements

Pour découvrir Kotor, Croisimer offre des croisières au départ de Dubrovnik à bord de La Belle de l’Adriatique, petit bateau de tout confort permettant des incursions maritimes impossibles aux gros navires de croisière.

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