La justice en français hors Québec fait face à une pénurie persistante de personnel bilingue qui prive des francophones de leurs droits et fragilise un système déjà en manque de ressources. Un rapport appelle à une réponse systémique et urgente.
«On n’était pas surpris des résultats comme tels. L’étude a mis en lumière des problèmes qui persistent malgré de nombreuses initiatives qui ont été mises en œuvre au cours des 20 dernières années et même avant», commente Christiane Saad, directrice du Réseau national de formation en justice (RNFJ) de l’Association des collèges et des universités de la francophonie canadienne (ACUFC), qui a commandé l’étude.
Le rapport final, Le marché du travail du secteur de la justice au Canada (hors Québec), publié en juillet 2025, dresse un constat préoccupant: le système judiciaire manque de personnel capable d’offrir des services en français à toutes les étapes du processus.
Le droit de la famille, le droit criminel et le droit de l’immigration sont des spécialités particulièrement touchées.
Une pénurie qui touche tout le système
La pénurie de main-d’œuvre ne concerne pas seulement les avocats et les juges; elle touche aussi les greffiers, les sténographes, les interprètes judiciaires ainsi que le personnel administratif et certains services policiers et correctionnels.



