Jeunesse connectée… consentante du bout des lèvres

Selfie à partir du 23 avril au YPT

Selfie
Christine Quintana, l'auteure de Selfie.
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«À Vancouver dans mon école secondaire, tout le monde se droguait et buvait à 13/14 ans», nous révèle Christine Quintana, auteure de la pièce de théâtre Selfie, à l’affiche du Young People’s Theatre du 23 avril au 11 mai.

Forte de son expérience et de ses observations, c’est la réalité de la jeunesse connectée d’aujourd’hui qu’elle veut mettre en lumière. Comment grandir, comment dire non, comment se comporter sur les réseaux sociaux: Selfie s’adresse à un jeune public en quête de recherche de soi.

Les multiples facettes du consentement

C’est en réaction à un cas d’agression sexuelle aux États-Unis que Christine se décide à prendre la plume et écrire une pièce sur le consentement.

Christine veut révéler et dénoncer: «les gens se disent que ça n’arriverait jamais dans leur entourage et j’ai écrit pour montrer que si».

Lily, Chris et Emma vont voir leur vie à tout jamais bouleversée suite à une soirée scolaire. En cause: leur responsabilité face au consentement. «Le consentement ce n’est pas qu’en termes de relations sexuelles.» Pour l’auteure de Selfie, c’est aussi demander à quelqu’un son autorisation pour publier une photo de lui ou une information sur les réseaux sociaux.

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Montre-moi ton Instagram, je te dirais qui tu es

Dans la peau des étudiants, les acteurs adoptent le phrasé, les mimiques et les habitudes des adolescents. Le rapport aux réseaux sociaux est rapidement mis sur la table.

Christine Quintana dénonce l’hypocrisie qui règne sur les profils Facebook et Instagram. «Les jeunes sont des experts du cadrage, ils cherchent à présenter une meilleure version d’eux-mêmes», remarque l’auteure.

Avec les réseaux sociaux, on peut avoir une terrible journée, mais avec le cadrage de la photo, on est libre de dire l’inverse. Avec le cadre, on a l’opportunité de renvoyer l’image que l’on veut se donner.

Cependant, il ne faut pas se méprendre, Selfie n’est pas une pièce sur les réseaux sociaux. L’usage des réseaux est tellement entré dans les moeurs qu’il faut les voir comme un simple élément du décor. Un personnage peut recevoir un message texte au même titre qu’un autre reçoit une missive dans une pièce classique du XVIIe siècle.

Changer les mentalités

Le spectateur doit pouvoir se dire: «je devrais faire plus attention dans ma relation actuelle» ou «j’ai mal agi par le passé». Du moins, c’est le souhait de l’auteure.

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Pour permettre cela, Christine favorise l’assimilation aux personnages. Les acteurs choisis pour la pièce sont au début de leur vingtaine, mais paraissent assez jeunes pour être crédibles dans la peau des personnages âgés de 16 ou 17 ans.

Aussi, la scénographie va tenter de nous faire pénétrer dans le monde du multimédia. On va représenter un fil d’actualité Instagram sur la scène.

Pour encore plus de vraisemblance, c’est une pièce qui cherche à se conformer au format d’aujourd’hui. Loin des longs actes de Corneille, la trentaine de scènes de Christina Quintana font quelques minutes chacune. L’idée: être aux couleurs de l’instantanéité des réseaux sociaux.

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