Le théâtre à la jeunesse

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Le théâtre français de Toronto met la jeunesse à l’honneur avec la programmation de OZ et des Zurbains. Si Oz est adapté, de façon originale, du conte bien connu le magicien d’Oz, la pièce les Zurbains est le fruit du travail de cinq jeunes canadiens primés pour leur création. Le théâtre n’est pas réservé aux adultes et les jeunes générations ont aussi leurs propres questionnements et manières de les raconter, comme ils le démontrent dans la pièce les Zurbains.

Les grandes oeuvres ne deviennent jamais caduques. S’en est ainsi pour le célèbre conte de L. Frank Baum Le Magicien d’Oz. S’il reste un classique de littérature, les différentes adaptations effectuées lui redonnent sans cesse un coup de jeune. La compagnie Vox Théâtre d’Ottawa présente, du 12 au 15 novembre au Théâtre français de Toronto, la pièce OZ: théâtre enchanté. Depuis sa création en décembre 2005, elle a déjà été jouée plus d’une centaine de fois dans le milieu scolaire. La pièce, mise en scène par Pier Rodier et Pierre Simpson raconte le voyage de Dorothée et de son chien Toto d’une manière très originale puisque elle est à la fois jouée et chantée. Autre originalité, Pier Rodier avait remarqué lors de ses ateliers auprès des plus jeunes, qu’ils étaient en mesure de raconter une histoire à partir d’un simple objet. Il a voulu mettre en lumière cette faculté en choisissant de n’utiliser pour les décors et les costumes du spectacle, uniquement des matériaux recyclés.

Pier Rodier, à l’initiative du projet Oz, voulait jouer dans la pièce, il a donc fait appel au metteur en scène franco-ontarien Pierre Simpson afin de l’aider dans l’organisation. Ce dernier nous explique la démarche initiale de Pier: «Il s’était aperçu que les enfants inventaient des histoires à partir d’une brosse à cheveux. Pour la pièce, il est parti de l’idée de la maison cassée par la tornade pour faire le décor. Il y a des poteaux téléphoniques, des bouts de toits. Même les costumes sont faits de matériaux recyclés, comme celui de l’homme de fer qui est fabriqué à partir de canettes.»

La compagnie Vox Théâtre possède le double mandat de présenter des pièce grand public et public enfant. Le co-metteur en scène Pierre Simpson a déjà travaillé avec cette compagnie pour les spectacles pour enfants Pinocchio et La belle et la bête. «L’adaptation en conte offre une porte d’accès au public des plus jeunes, les histoires sont plus faciles à raconter. Là, avec Oz, on voulait montrer l’importance de l’amitié et de l’entraide entre jeunes», explique le franco-ontarien.

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Les Zurbains

Le projet les Zurbains est né à Toronto en 2004 et propose aux jeunes francophones en secondaire d’explorer leur créativité par l’écriture. Chaque année, un concours est organisé et les gagnants ont la chance de voir leur création mise en scène. Parmi eux, un jeune de Toronto, qui a participé au projet lorsqu’il était à l’école Étienne-Brûlé. Aujourd’hui en étude à Waterloo, il explique sa création: «Toute cette histoire des Zurbains a commencé par un projet que mon professeur de français faisait faire tous ces élèves à chaque année. Elle faisait écrire des contes urbains et les faisait évaluer par la classe avant de les envoyer au Théâtre LeClou pour le concours. Cette année, moi et plusieurs autres élèves de ma classe avons été sélectionnés pour une session de réécriture. C’était, en réalité, une des expériences les plus utiles de ma vie. Non seulement ai-je travaillé fort avec Geneviève Billet (l’écrivaine qui aidait une camarade de classe et moi) et Monique Gosselin (la metteuse en scène), mais j’ai adoré ce travail. C’était stressant, mais jamais angoissant; c’était répétitif, mais jamais ennuyeux.»

Présentée du 18 au 21 novembre au Théâtre français, la pièce se compose de cinq différentes créations: En marchant vers… d’Afsheen Ghorashy; Bonbons miracles de Mathilde Lefebvre; Révélation de Majda Touam; Pop! De Corinne Bélanger et Audrey Chan; Jeff la Mouette de Cathy Lajeunesse et de La princesse éléphant de Emmanuelle Jimenez.

Quant à savoir si cette expérience est appréciée par les jeunes, il suffit d’écouter Afsheen pour en être convaincu: «Non seulement ai-je appris de cette expérience intense d’écriture des stratégies indispensables pour rendre un texte plus fluide, plus compréhensible, plus clair, plus présentable mais j’ai finalement compris que, peu importe ma carrière, mon domaine d’études, ou la chance sur laquelle tombe mon existence, je choisis de toujours poursuivre l’écriture. Que ce soit pour moi, ou pour le public.»

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