«Je suis né pour ne pas avoir de mère»

J'ai tué ma mère à l'affiche à Toronto

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Pour son premier film, le réalisateur Xavier Dolan a frappé un grand coup. Trois récompenses à Cannes, une dizaine de prix en tout, voilà qui a de quoi être réjouissant. Quand on sait que des problèmes de financement ont failli mettre en péril la production du film, la fierté doit être grande pour le jeune comédien/réalisateur. J’ai tué ma mère, une histoire sur les relations houleuses qu’entretient un fils avec sa mère. Chacun tient tête à l’autre, entre haine et amour.

Qui n’a pas détesté sa mère? Ne serait-ce qu’une seconde? Personne.

Hubert Minel (Xavier Dolan) est passionné de littérature et d’art, à l’opposé de sa mère, Chantal, jouée par Anne Dorval, qui collectionne les motifs de fourrures d’animaux, ce qui écoeure son fils.

Le paternel est parti il y a bien longtemps, refusant toute implication dans l’éducation de son fils. Personne n’est présent pour se mettre entre le fils et la mère, qui passent leur temps à se quereller, chacun avec des arguments plus ou moins valides.

Xavier est distant de sa mère, ne lui dit plus grand-chose et critique à peu près tout chez elle, de manière brutale et parfois méchante.

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Mais il l’aime. Lui cache-t-il son homosexualité de peur de lui faire du mal? Qui sait. Pourtant, il s’affiche avec son ami Antonin chez la mère de celui-ci, qui n’a aucun problème à avoir les deux jeunes hommes dans le même lit chez elle.

Combien de temps pourra-t-il lui cacher cela d’ailleurs?
La situation empire et même le paternel refait surface, trop c’est trop. Heureusement pour Hubert, un de ses professeurs le soutient et se retrouve même bouleversé par le jeune homme.

Le réalisateur propose des mises en scène originales, très artistiques sans pour autant tomber dans l’expérimental psycho-dramatique.

Sans tabou, le spectateur voit comme s’il y était les engueulades fils-mère.

Mais les deux s’aiment tellement; ils doivent juste apprendre à se le dire calmement.
J’ai tué ma mère (I killed My Mother), à l’affiche dans les cinémas de Toronto.

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