Hommage à l’Hôtel Bogota de Berlin

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L’histoire de l’ancien édifice berlinois connu pour avoir été un studio d’artistes s’affiche sur les murs de l’Alliance française, jusqu’au 21 novembre, avec Bogota in Berlin in Toronto, une exposition présentant les clichés en noir et blanc du photographe Théodore Witek.

Durant plus de 10 ans, Théodore Witek s’est attelé à photographier l’Hôtel Bogota, à Berlin (Allemagne), un lieu chargé d’histoires. Son but est de «célébrer l’Europe».

«Berlin, la capitale de l’Allemagne, est l’une de mes villes préférées», insiste l’artiste, «j’y ai appris la profonde histoire de la photographie ici.»

Chargé d’histoires

Construit en 1911, l’édifice, situé au 45 Shclüterstraße, sert d’abord d’habitation. Puis dans les années 1932/1933, au troisième étage, la célèbre photographe allemande Yva y installe son atelier, qui accueille aussi Helmut Newton, son assistant et aujourd’hui «une des grandes inspirations» de Théodore Witek.

Le photographe, aussi président d’une entreprise de pharmaceutique à Toronto, ne cache pas que l’hôtel a connu des «moments de tristesse».

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Il raconte qu’en 1938, se sentant menacée par le gouvernement d’Adolf Hitler, car juive, Yva décide de fermer son atelier. La même année, le Troisième Reich le récupère pour en faire une chambre culturelle, lieu de promotion de l’art aryen.

C’est finalement en 1964 que l’édifice devient un hôtel. Heinz Rewald, réfugié en Colombie pour échapper à l’Allemagne nazie des années 1930, revient pour ouvrir un hôtel du nom de Bogota, la ville l’ayant accueilli.

Clin d’œil à Newton

Les photographies de Théodore Witek intriguent. L’artiste a choisi de mettre en avant le mobilier, comme une lampe à côté d’un bouquet de fleurs, des fauteuils ou encore de la vaisselle.

La présence féminine est aussi un élément essentiel de son œuvre.

C’est certainement un clin d’œil au photographe de mode Helmut Newton, internationalement connu pour ses clichés de femmes meneuses et libres, aussi en noir et blanc.

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Au premier plan, au second plan, nettes ou floues, dénudées, vêtues d’une simple chemise ou d’un drap, les modèles féminins de Ted Witek laissent entrapercevoir ici un sein, une épaule ou encore des jambes dans de longues bottes noires.

Dans les couloirs, à la fenêtre d’une chambre, à travers une grille, elles apparaissent sensuelles, douces, jamais vulgaires.

Cet élément n’est pas anodin: «Les femmes sont belles» pour Théodore Witek. Et il ajoute: «et elles aident plus facilement à raconter des histoires».

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