Hokusai : Cent vues du Mont Fuji

Le mont Fuji occupe une place centrale dans la culture japonaise.
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Les éditions Hazan viennent de publier un coffret qui contient les Cent vues du mont Fuji réalisées par Katsushika Hokusai, l’artiste japonais le plus célèbre de son temps (1760 –1849).

C’est «un fou de dessin» comme il aimait se définir, un virtuose de tous les styles et de toutes les techniques, inventeur d’une œuvre monumentale composée de peintures, dessins, gravures, livres illustrés. «L’homme aux plus de 120 noms, est plusieurs artistes à la fois», indique l’éditeur de Hokusai en 15 questions.

 

Le mont Fuji

Me trouvant au Japon sur invitation d’une institution japonaise, j’ai pris un shinkansen (le train à grade vitesse qui a servi de modèle aux TGV européens) et admiré le mont Fuji qui dominait superbement toute la région de ses 3 776 m enneigés.

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C’est la situation géographique et topographique de ce mont qui lui a valu sa place dans la tradition culturelle japonaise, qui le considère comme un pont entre la Terre et le Ciel.

«Que le mont Fuji soit sacré n’a rien de surprenant», écrit Antony Mason dans Le mont Fuji, montagne sacrée au Japon. «C’est en effet une montagne d’une beauté exceptionnelle, qui attire le regard de très loin: elle est visible de Tokyo, à 100 kilomètres au nord-est.»

«Elle a toujours fasciné les artistes, parmi lesquels le peintre et graveur Hokusai, qui réalisa la célèbre série des Trente-Six Vues du mont Fuji, dans les années 1820.»

Le mont Fuji

Texte célèbre d’Hokusai

Hazan s’explique: «Après la première édition parue en 2008, les trois volumes réunis des Cent vues du Mont Fuji (avec reliure à la japonaise) sont à nouveau disponibles dans un coffret remanié, accompagné d’un livret explicatif qui retrace l’histoire technique et artistique des «Cent Vues», dont chacune est reproduite séparément avec les indications qu’elle comporte.»

Et dans la postface de cette œuvre, Hokusai écrit un texte toujours célèbre: «Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc.»

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«Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Écrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin.»

Des pages du livre Les cent vues du mont Fuji.

L’édition japonaise du XIXe siècle

Cette édition reproduit fidèlement l’aspect de l’édition japonaise du XIXe siècle. Les trois volumes des Cent vues du Fuji constituent l’une des œuvres les plus célèbres de Hokusai.

Ainsi, avec cet ouvrage récent (2020) de 166 pages, le lecteur a un très bon aperçu sur son art et également sur la culture traditionnelle du Japon. Quand on ne peut aller dans ce pays lointain, c’est un avantage incontestable. Et il est facile d’obtenir ce livre d’art au coût de 29,95 euros. Une belle occasion de se documenter.

Hokusai: autoportrait

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