Hiver québécois pour des jeunes de la Toronto French School

Activités de plein air pour une centaine d'élèves de la Toronto French School à Québec.
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Pour la troisième année consécutive, la Ville de Québec a accueilli récemment, durant son âpre hiver, une cohorte des élèves de première année du secondaire de la Toronto French School dans le cadre d’un voyage éducatif.

Il a été organisé par EF (Education First), une entreprise fondée par le Suédois Bertil Hult en 1965 et offrant aux jeunes des occasions d’apprentissage par l’expérience, notamment culturelle. De ce point de vue, les cinq jours d’expérience québécoise auront été riches.

Immédiatement après l’arrivée, les 102 élèves furent enrôlés dans un atelier d’improvisation. Des instructeurs chevronnés leur ont permis de développer créativité et rapidité d’esprit ainsi qu’amélioration de la confiance en soi et écoute des autres. Succès relevé, car certains jeunes ont pu aller de leur propre cru après quelques minutes.

Journée sportive à l'École du Cirque pour les élèves de la TFS.
Journée sportive à l’École du Cirque pour les élèves de la TFS.

École de Cirque

La seconde journée a commencé à l’École du Cirque du Québec, haut lieu d’activités récréatives et professionnelles. Dirigés par des encadreurs aguerris, les élèves se sont initiés aux différentes facettes des techniques sous-tendant les activités du cirque: trampoline, équilibre, monocycle, échasses, pyramides, portées, techniques aériennes, etc. Ils ont adoré l’épisode!

L’exercice physique donnant nécessairement faim, les visiteurs, coiffés de leurs tuques aux différentes couleurs à l’effigie de Bonhomme Carnaval et du sigle TFS, pour distinguer les dix groupes, se sont ébranlés vers le Vieux Québec pour se redonner les forces. Le lieu valait le détour, car le bâtiment visité, datant de 1698, fut la toute première auberge de la Place Royale.

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L’après-midi a été plus rude du fait d’une nature déchaînée: neige, pluie verglaçante, grésil ont surpris le groupe, transformant les trottoirs en piste de patinage.

Le programme s’est toutefois s’est poursuivi sous la direction d’une guide professionnelle qui, devant une immense fresque, a parlé des Cartier, Champlain, Frontenac et d’autres personnages comme de modestes artisans qui ont implanté la présence française en Amérique du Nord.

Les élèves de la TSF chaussent les échasses à l'École du Cirque.
Les élèves de la TSF chaussent les échasses à l’École du Cirque.

Histoire catholique

Puis une visite au sanctuaire le plus célèbre d’Amérique, la Basilique Sainte Anne de Beaupré, lieu de pèlerinage depuis 1663. Les élèves ont pu découvrir un joyau architectural dont les origines remontent à 1658. L’immense bâtiment combinant les styles roman et gothique est dédié à la grand-mère de Jésus (la mère de Marie), car un infirme contribuant, malgré son handicap aux travaux, y aurait été guéri. La modeste église est devenue basilique en 1876.

Un autre personnage important évoqué fut l’évêque Laval, considéré comme un bâtisseur qui a mis sur pied des institutions durables pour l’évangélisation de l’Amérique Nord et un promoteur des droits des Autochtones.

Visite de la Tour Mortella.
Visite de la Tour Mortella.

Passé militaire

Au Musée du Fort, un document d’une trentaine de minutes raconte les faits saillants des 6 sièges de la ville, dont la célèbre bataille des plaines d’Abraham.

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Dans son introduction, la guide a expliqué que le nom Québec venait de la langue algonquine signifiant «là où le fleuve se rétrécit», et que le choix de Champlain était donc dicté par une stratégie défensive et la fertilité des terres environnantes.

Cela fut suivi de la visite de la tour Mortella construite par l’empire britannique et pouvant abriter un officier et 25 hommes. Un exercice pratique a été mené par deux «officiers de l’armée de Sa Majesté» qui ont expliqué la formation militaire et la discipline d’airain qui y régnait à l’époque.

Notons que Québec, seule ville fortifiée d’Amérique du Nord, possède un exceptionnel ensemble de fortifications, témoin d’un passé de faits d’armes.

Visite toute en musique d'une érablière.
Visite toute en musique d’une érablière.

Artisanat et sirop

Une incursion au Musée Albert Gilles – Cuivre d’art a permis aux élèves de découvrir les bases de l’art du repoussé. C’est une technique consistant à travailler, à froid, à l’envers, une feuille ou une fine plaque de métal de façon à faire ressortir une image ou un ornement.

Un siècle de savoir-faire familial dont les œuvres comprennent des créations religieuses, des horloges, des thèmes sur les chevaux, etc. Le patriarche Albert Gilles, immigrant de France décédé en 1979, fut le créateur des portes de la Basilique Sainte Anne de Beaupré. Les élèves en sont repartis avec des cadeaux achetés et leurs propres créations!

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Le voyage de découverte s’est conclu dans une érablière familiale portant 150 ans d’histoire. La maîtresse des lieux a expliqué le laborieux travail de fabrication du sirop (découverte par les Premières Nations) avant le déferlement des jeunes vers les souvenirs.

L’érablière dispose d’un musée sur l’histoire de la récolte de la sève d’érable et un autre sur les animaux du Québec.

La tradition était au rendez-vous, car les jeunes Torontois ont eu le plaisir de déguster quelques plats typiquement québécois, notamment le jambon au sirop d’érable, la soupe aux pois jaunes ou les fèves aux lards. Le tout agrémenté de musique locale et la gigue québécoise. Ils s’en sont donnés à cœur joie!

Sortie au Parc Valcartier pour les élèves de la TSF.
Sortie au Parc Valcartier pour les élèves de la TSF.

Parc aquatique

Les jeunes ont eu également l’occasion de brûler leur trop-plein d’énergie aux glissades Valcartier.

Ils se sont extasiés le lendemain au Parc aquatique, car toucher des animaux marins, voir de près des reptiles, des poissons est toujours impressionnant.

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L’Hôtel de Glace a été un autre centre d’émerveillement pour ces touristes d’un autre genre.

Les élèves sont revenus grandis de ce voyage, car, comme dirait Émile Zola, «rien ne développe l’intelligence comme les voyages».

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