Hédi Bouraoui à la croisée de trois continents

Gabriel Osson, président de l’AAOF, Hédi Bouraoui et Peter Kupidura, coordonnateur des services en français à la Bibliothèque publique de Toronto. (Photo: Sylvie Gervais)
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Publié 20/04/2019 par Paul-François Sylvestre

Écrivain connu en Afrique, en Europe et en Amérique du Nord, Hédi Bouraoui puise dans ces trois continents pour réfléchir, écrire et innover dans le dire de l’altérité. Voilà ce qui se dégage de la «Croisée des mots» à la Bibliothèque publique de Toronto le jeudi 18 avril.

Écrire est une question de culture, estime Bouraoui, et il faut d’abord très bien connaître sa propre culture pour arriver à la transcender, condition sine qua non pour la transmettre, la transvaser.

«La culture est le chemin le plus court vers la tolérance, ajoute-t-il, et le premier pas vers l’acceptation de la différence.»

Lectorat transculturel

Hédi Bouraoui ne croit pas, contrairement à certains éminents professeurs d’universités, qu’un écrivain francophone doive chercher à imiter Hugo ou Flaubert. Il faut plutôt trafiquer le genre (poésie, roman) pour le rendre conforme à sa culture et lui permettre d’interpeler un lectorat transculturel.

Hédi Bouraoui, poète, romancier et essayiste. (Photo: Sylvie Gervais)

Invité à expliquer comment il s’y prend pour écrire un roman, Bouraoui avoue ne jamais avoir un plan au point de départ. «C’est en marchant que les idées me viennent; j’ai besoin de mouvance.»

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L’idée d’Ainsi parle la Tour CN lui est venue en marchant avec des visiteurs sur le campus de l’Université de Toronto, d’où on voyait la tour, alors la plus haute au monde.

Optimiste pour le français en Ontario

Sur la question de la situation du français en Ontario, Hédi Bouraoui est optimiste, surtout en voyant que de jeunes voix font partie des poètes de la résistance, au lendemain des assauts du gouvernement Ford à l’endroit des Franco-Ontariens.

Parlant de poésie, Bouraoui a lu un poème Notre-Dame en mon Insomnie, écrit quelques jours après l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le public a été tellement ému qu’on lui a demandé de le relire à la fin de la rencontre.

23 mai

Les rencontres «Croisée des mots» sont présentées par l’Association des auteurs et auteures de l’Ontario français en partenariat avec les Services en français de la Bibliothèque publique de Toronto.

La prochaine rencontre aura lieu le 23 mai à la succursale Yorkville et Hélène Koscielniak, de Kapuskasing, sera l’invitée.

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Notre-Dame en mon Insomnie

Parti en fumée… le Cœur-Poésie

Joyau-Notre-Dame

Plus de mille ans d’Histoire!

Mes larmes coulent… Seine et Paris

Endeuillées n’éteignent point l’incendie

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Les Aïs de l’agonie inondent la foule…

Le monde entier se réveillent ébahi

En supplice de Dame-Merveille meurtrie

 

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À l’intérieur une immense Croix

Illumine le visage de Marie… présente ici et là

Aux tournants des Rosaces… Joyeuses Pâques

 

Les Grands et les petits de l’Univers

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Déclament rimes et rythmes en flammes

Ne laissant sur le Point Zéro

Qu’un Mot… vigoureux/débile… Espoir

 

Vœux de revoir la Flèche renaître

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Couronnant Notre-Dame rebâtie

Prières et Méditations se lovent en Silence

Luminosité et Beauté instaurées

 

Nous ne serons pas tous là… Mais

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Nous donnerons un coup de pouce

À l’essor… de revivifier Beauté et Spiritualité

 

Gorgé de reliques… le Coq Gaulois

Tombé du Ciel… se retrouve…

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Battant de l’aile… Miracle inouï

L’Histoire reviendra rajeunie

Auteur

  • Paul-François Sylvestre

    Chroniqueur livres, histoire, arts, culture, voyages, actualité. Auteur d'une trentaine de romans et d’essais souvent en lien avec l’histoire de l’Ontario français. Son site jaipourmonlire.ca offre régulièrement des comptes rendus de livres de langue française.

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