Gregory Charles n’est pas drôle… il est fou!

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Ce weekend se tenait la 3e édition du festival Juste pour rire à Toronto, dont Gregory Charles était l’un des invités. La vedette québécoise a tenu deux spectacles gratuits samedi et dimanche soir au Dundas Square. L’artiste s’était auparavant présenté au public torontois lors du lancement du festival Juste pour rire de Toronto, où il s’est par la suite entretenu avec L’Express.

Si Gregory Charles a déjà conquis le public québécois par ses multiples talents, il est encore peu connu en dehors des frontières francophones du Canada. Artiste polyvalent par excellence il ne rentre dans aucun moule, et est difficile à qualifier. Gregory Charles est musicien, compositeur, animateur radio et télé, chanteur, acteur, et surtout «boulimique de tout», comme il se décrit lui même.

Gregory Charles est le seul artiste du festival a s’être présenté et à avoir offert un échantillon de son spectacle lors de la cérémonie d’ouverture du festival, mercredi 15 juillet, au Glenn Gould Studio. Sur scène l’artiste a de suite donné le ton. «Je ne suis pas drôle, je ne suis pas comédien, je ne suis pas hilarant… mais tout simplement fou», a t-il affirmé à titre de préambule.

Il a alors entamé un jeu musical qui a surpris la salle, peu habituée à une telle performance. Fou de musique, Gregory Charles est capable de chanter et de jouer au piano un répertoire musical ahurissant, aucune chanson ne semble lui être inconnue.

Le public devait donc proposer un chiffre entre 0 et 10, puis Gregory Charles définissait une année se terminant par le chiffre et entonnait les tubes de cette année là.

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Le public alternait entre étonnement et éclats de rire, l’artiste polyvalent déborde d’humour.

«Je suis un musicien du XIXe siècle»

Pour arriver à enregistrer autant de musiques hétéroclites, de tous les répertoires et de tous les horizons, Gregory Charles écoute un minimum de 2 à 3 heures de musique par jour, principalement à la radio. «Je suis un récepteur à musique, comme les musiciens du XIXe siècle.

À l’époque, les musiciens connaissaient le répertoire de tous leurs contemporains, c’est comme cela que leur musique nous est parvenue», explique Gregory Charles.

C’est pour lui un devoir de conserver, préserver et assimiler la musique, d’hier et d’aujourd’hui. «La musique c’est la langue universelle, se serait insupportable de ne pas la transmettre», explique le musicien avec vivacité et passion.

Cette écoute assidue et l’amour de la musique sont ses seules préparations, tous le reste étant de la pure improvisation. «On a rien préparé pour vendredi et samedi, on va juste jouer à des jeux. Il faut le faire de façon spontanée, car c’est ça le fun.»

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Le public prend toute son importance dans les spectacles du Québécois, c’est lui qui oriente le spectacle et inspire Gregory Charles en lui soumettant des années, ou des lettres, comme dans un jeu de listes. «Je suis un intello un peu capoté qui fait des listes pour tout, et je trouve ça fascinant», commente Gregory Charles amusé.

Cette idée de répertorier les musiques dans des listes, lui est venue d’un de ses professeurs de droit, qui avait une mémoire phénoménale. Le professeur, féru d’histoire, demandait à ses élèves de lui soumettre une année, et ce dernier leur racontait l’histoire du droit à cette époque. Gregory Charles a adapté ce jeu à la musique, et captive les foules par l’étendue de son répertoire. Il a déjà présenté son spectacle en Asie et en France, et à chaque fois il s’est fait un devoir d’assimiler des chansons du pays.

«Quand on me voit on commence par me demander des chansons afro-américaines, et puis quand le public me demande une chanson connue seulement dans le pays et que, par chance, je la connais, c’est l’hystérie générale», explique Gregory Charles.

3 objectifs, pour les 3 ans du festival

Pour la 3e année consécutive le festival Juste pour rire, créé au Québec, a détendu les zygomatiques des torontois, du 15 au 19 juillet. Cette année, le festival s’est donné trois objectifs: apporter une couleur locale à l’évènement, accueillir des comiques mais aussi des troupes de danseurs, musiciens, ou encore acrobates, et célébrer le multiculturalisme de la région de Toronto.

Pour se faire, une troupe de danseurs bollywodienne a donné un spectacle moitié punjabie moitié anglais. Monique Smith, la ministre du tourisme, a aussi tenu à rappeler l’importance d’un tel événement pour l’attractivité de l’Ontario et du Grand Toronto.

Le gouvernement espère grâce aux nombreux festivals attirer des touristes et développer l’économie locale.

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