Graffiti d’une petite vache dans la gouttière

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À raison d’une quinzaine de titres par année, Soulières éditeur offre un festin de lecture aux jeunes de 6 ans et plus. Les manuscrits retenus trouvent leur place dans trois collections: Ma petite vache a mal aux pattes (à partir de 6 ans), Chat de gouttière (à partir de 9 ans) et Graffiti (à partir de 11 ans). Je vous présente une nouveauté pour chacune de ces trois collections.

Guy Marchamps, Le chien-hélicoptère et autres poèmes, illustrations de Marie-Claude Favreau, Saint-Lambert, Soulières éditeur, coll. Ma petite vache a mal aux pattes 108, 2012, 80 pages, 8,95 $.

Avec un titre comme ça, il est évidemment question d’animaux, mais aussi de musique et de la vie en général. Marchamps réfléchit avec finesse tout en s’amusant. Il invite ses jeunes lecteurs à ouvrir les yeux et à déverrouiller leur cœur pour découvrir des animaux fantastiques comme des serpantalons, des hippopotamtams et des lézarmonicas.

Le lecteur fait partie de la tribu des Mozamis où on mange des spagâteries, des rires de veau, des omelaitues et de la tarte aux gommes.

François Barcelo, Napoléon Ratté, l’empereur du ballon rond, roman illustré par Jean Morin, Saint-Lambert, Soulières éditeur, coll. Chat de gouttière 43, 2012, 112 pages, 9,95 $.

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Avec un nom de famille comme Ratté, Napoléon se sent nul. Il est vrai qu’il n’excelle pas au hockey ou au baseball. Lorsqu’on crée une ligue de soccer, sa meilleure amie est choisie comme gardienne de but dans l’équipe que Napoléon affronte. Il voudrait tellement l’impressionner. Ratera-t-il sa cible…? Fin raconteur, François Barcelo traite avec brio du manque d’assurance qui peut affliger un jeune de 10 ou 11 ans. Humour et jeux d’esprit font bon ménage dans ce roman finement ciselé.

Camille Bouchard, Le coup de la girafe, roman, Saint-Lambert, Soulières éditeur, coll. Graffiti 72, 2012, 112 pages, 12,95 $.

Le plus souvent, Camille Bouchard entraîne ses lecteurs à la poursuite de brigands, dans le tourbillon des tempêtes ou la fumée des canons.

Mais cette fois-ci, il s’attaque à un drame intimiste, à l’histoire d’un ado terrorisé par sa différence: Jacob a quinze ans, mais ses réflexions sont celles d’un enfant de six ans.

Son esprit vit en dehors de son corps. «Jacob, c’est un peu moi, c’est un peu vous aussi», note l’auteur. «En fait, Jacob, c’est tous ceux qui se sentent différents.» Un roman dur certes, mais vrai, comme la vie qui n’est pas toujours un lit de roses.

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J’haïs les bébés

François Barcelo a aussi publié le roman noir J’haïs les bébés, dont l’idée lui est sans doute venue du malaise créé par un enfant qui braille à bord d’un avion.

Vivianne déteste tellement les bébés qu’elle fait croire à sa fille, qui doit accoucher à Noël, qu’elle passera les Fêtes à l’étranger alors qu’elle entend s’installer dans une maisonnette à Percé.

La première nuit, un panier est laissé devant sa porte, avec un poupon naissant et une note remplie de fautes: « prans soin de moi, grand-mamand. » Vivianne décide, pour épargner une vie d’enfer à cet enfant, d’abréger ses jours. Mais rien ne se passera comme elle voudrait.

Barcelo truffe son récit rocambolesque de remarques comme «une enseignante, c’est fait pour le mariage; une barmaid, c’est fait pour le lit, après la fermeture du bar» ou «on paye pas la police pour lire des revues pornos dans leur voiture banalisée, à l’ombre des viaducs».

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Il s’inspire même de l’actualité pour noter qu’un homme qui vous saute tous les matins, midis et soirs «n’est pas du genre à batifoler ailleurs comme un

François Barcelo, J’hais les bébés, roman, Montréal, Éditions Coups de tête, 2012, 114 pages, 14,95 $.

Nicolas fou de soccer

Je signale, en terminant, un album que Gilles Tibo a écrit pour les 4 à 7 ans. Nicolas fou de soccer enchantera les milliers de jeunes qui ont déjà pris d’assaut les terrains de foot.

Le Nicolas en question énerve royalement son père avec le fameux ballon qu’il dribble dans sa chambre, le salon, la cuisine, alouette!

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Exaspéré, le père lance son fils et le ballon dehors. Nicolas et ses coéquipiers pratiquent leurs coups de tête, leurs coups de pied et… craaaac la fenêtre se brise en mille morceaux.

Face à la colère de son père, Nicolas trouve le courage de lui demander: «Heu, voudrais-tu nous accompagner au parc, s’il te plaît, mon gentil petit papa d’amour?»

Toute l’équipe reprend cette question en chœur et avec tendresse. En route pour le tournoi! Mais ne comptez pas sur moi pour vous dire qui compte le but gagnant…

Gilles Tibo, Nicolas fou de soccer, roman illustré par Bruno St-Aubin, Toronto, Éditions Scholastic, 2012, 32 pages, 8,99 $.

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