Génétique: un arbre généalogique de l’humanité de 2 millions d’années

arbre généalogique de l'humanité
L'image des généalogies de l'humanité par Wohns et al.
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L’expression «nous sommes tous de la même famille» prend un nouveau sens… Un «arbre généalogique» des humains, réalisé à partir de milliers de données génétiques, permet de donner un aperçu des rencontres, des migrations et de l’évolution humaine, pendant deux millions d’années.

L’arbre confirme que tout cela a commencé dans le Nord-Est de l’Afrique. Il confirme aussi à sa façon la complexité des déplacements à travers le continent africain pendant 2 millions d’années. Ce qu’ont révélé plusieurs découvertes récentes d’ossements.

Et il tend aussi à confirmer que les premiers humains à avoir atteint la Nouvelle-Guinée et le continent américain l’ont fait des milliers d’années plus tôt que ce que révèlent jusqu’ici les plus anciennes traces archéologiques.

 

arbre généalogique de l'humanité
Un crâne de 140 000 ans découvert en Chine en 1933.

Essor de la généalogie génétique

Les généticiens, bioinformaticiens et anthropologues ont publié le tout le 25 février dans la revue Science.

Ils écrivent en substance qu’il reste beaucoup de travail pour aboutir à un arbre plus complet, aussi détaillé que puisse sembler celui-ci.

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Les données génomiques récoltées sur des humains préhistoriques sont souvent incomplètes. Elles sont aussi récoltées suivant des méthodes différentes d’un endroit à l’autre.

Mais l’intégration de ces bases de données – et l’extrapolation à partir des mutations connues dans telle et telle région du globe – démontrent aux yeux de ces chercheurs l’importance qu’a prise la «généalogie génétique» pour «investiguer l’histoire et l’évolution humaine».

Leur étude s’appuie sur 3609 génomes anciens qualifiés de «complets» — tous décodés dans les 20 dernières années, à mesure que les technologies se raffinaient — et 3589 fragments d’ADN incomplets.

Certaines grottes fournissent beaucoup d’information sur nos lointains ancêtres. Surtout quand elles ont été habitées à différentes époques de la préhistoire.

Nos ancêtres du Nord-Est de l’Afrique

De là, les chercheurs ont identifié 6 412 717 variants. C’est-à-dire des différences dans les séquences génétiques qui permettent de dire que tel groupe est relié à tel autre. Et à quelle époque ils se sont séparés.

Les variants vieux de plus de 72 000 ans étaient plus répandus dans le Nord-Est de l’Afrique. Les 100 variants les plus anciens provenaient tous de cette région.

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