Francis Bacon et Henry Moore réunis à l’AGO

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L’exposition Terror and Beauty rassemble, jusqu’au 20 juillet au Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO), deux artistes britanniques du 20e siècle, Francis Bacon et Henry Moore.

Les deux Britanniques se côtoyaient et avaient déjà exposé ensemble. Ils étaient différents dans l’art et dans la vie, pourtant leurs œuvres ont un point commun : touchés par l’horreur de la Seconde Guerre mondiale, les deux artistes ont fait de cette période tragique un moteur de leur inspiration.

«Ce sont deux artistes très importants qui ont vécu pendant la guerre et qui traitent des thèmes de la violence, de la guerre et de l’irrationalité de l’être humain», explique une porte-parole de l’AGO.

Alors que Bacon baigne dans la peinture, Moore préfère la 3D en offrant des statues de toutes les tailles et de toutes les formes. Ils se distinguent dans la manière d’exprimer ce qu’ils ont vécu pendant la guerre. Deux visions divergentes de l’art et de la vie: «Ce sont deux artistes diamétralement opposés dans des genres très différents.»

L’AGO pousse le vice de leur différence jusque dans le nom de l’exposition: Terror and Beauty. Un titre de l’ordre de l’oxymore, qui caractérise parfaitement ces deux géants de l’art.

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«J’associe Henry Moore à la Beauté et Francis Bacon à la terreur. Je pense que ça témoigne de deux réactions opposées qu’on peut avoir face à la guerre. Alors d’abord une réaction très humaniste, Henry Moore croyait en l’homme, ce qui n’est pas le cas de Francis Bacon.»

Opposés dans la forme, antithétique dans le fond, en clair une exposition sous le signe du paradoxe.

Terreur et beauté

Cette exposition est cependant un savant mélange de terreur et de beauté. Les deux artistes parlent de la même chose avec une perspective très différente.

Selon la spécialiste de l’éducation de l’AGO, «l’intérêt de cette exposition est de jeter un nouvel éclairage sur les œuvres d’Henry Moore à travers Francis Bacon».

On associe souvent Moore à ses statuts de femmes. L’allégresse, la sensualité, les formes… la beauté.

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Pourtant ce sont des œuvres qui ont été créées au cours d’une période faite de violence et de peur. Assimilé aux peintures de Bacon, le travail de Moore révèle une vérité méconnue : l’irascibilité et le traumatisme des corps.

Violence

«C’est une collection canadienne qui nous permet de regarder les œuvres d’Henry Moore sous un nouveau jour. Un regard qui parle peut être plus de violence. Ses œuvres sont davantage teintées de violence au regard des œuvres de Francis Bacon, c’est une nouvelle perspective. Quand on pense généralement aux œuvres de Moore on pense aux paysages, à la féminité, la beauté, maintenant quand on les regarde on pense davantage à la violence.»

Cette exposition permet d’observer la terreur derrière la beauté et de nous dire que tout est question d’apparence dans le monde des artifices.

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