Faites de la musique le 21 juin!

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La Fête de la musique de Toronto change de formule cette année à l’occasion de sa 4e édition, pour un retour aux sources de l’esprit de cette grande fête populaire gratuite du solstice d’été.

Le patio de Philosopher’s Stage de l’Université de Toronto, accueillera ainsi toute une série de groupes de musique, de 13h30 à 21h00, le jeudi 21 juin prochain, en partenariat avec la Faculté de musique de l’Université de Toronto, le Humber College et la Glenn Gould School du Conservatoire royal de musique.

Les chorales de l’école publique Gabrielle Roy et du Lycée français de Toronto se produiront également sur la petite scène en plein air, entre la Faculté de musique et la Faculté de droit de l’Université de Toronto, à proximité du métro Museum. Dominique Denis, chroniqueur musique de l’Express et de Panorama à TFO, sera le maître de cérémonie à compter de 16h.

L’origine de la Fête de la musique, sous-titrée «Faites de la musique», remonte à 1983, en France et a d’ailleurs servi de modèle à la Nuit blanche. En effet, la Nuit blanche a repris le même concept, en remplaçant simplement la musique par l’art visuel. La Fête de la musique, ce sont donc d’innombrables performances musicales disséminées aux quatre coins d’une ville, rassemblant musiciens et chanteurs amateurs et professionnels.

À l’image de la Nuit blanche et des journées Portes ouvertes nées en France, la Fête de la musique a fait des petits dans le monde entier. «Cette fête, dédiée à la musique sous toutes ses formes d’expression, ouverte à tous les publics, est unique par sa dimension internationale», confirme le programme de l’Alliance française de Toronto, l’instigateur de ce qui pourrait à terme connaître le même engouement que la Nuit blanche ici à Toronto l’an dernier.

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«Elle mobilise aujourd’hui plus de 120 pays et environ 250 villes réunissant amateurs et professionnels autour d’un slogan désormais célèbre: Faites de la musique!» Au Canada, Winnipeg a déjà adopté l’événement, qui comptera deux scènes extérieures cette année, précise l’Alliance française.

À Toronto, ce recentrage de la Fête de la musique vers la formule d’une fête populaire destinée à amener le grand public à faire de la musique, découle d’un constat du nouveau directeur général de l’Alliance française, Jean-Claude Duthion, arrivé en octobre 2006. «Pourquoi faire deux jours avant la Franco-Fête une autre fête conçue sur le même modèle [soit des chanteurs de variétés professionnels en spectacle sur scène]?»

Les trois premières éditions torontoises de la Fête de la musique offraient en effet un spectacle sur scène en soirée, dans le stationnement de l’Alliance française près de la rue Spadina les deux premières années et l’an dernier, au cœur du quartier de Yorkville, dans le parc Cumberland.

«L’objectif est de réorienter la fête de la musique vers sa vocation d’origine: une fête des pratiques musicales, de l’éveil à la musique, de la jeunesse et surtout, une fête organisée en partenariat», résume Jean-Claude Duthion. «Il y a donc une complémentarité entre les deux événements [Franco-Fête et Fête de la musique]», conclut le directeur général de l’Alliance française, qui souligne les divers partenariats avec divers organismes éducatifs.

D’autres partenariats, avec la Faculté de musique de l’Université York, seraient envisagés pour l’année prochaine. L’événement de cette année sur la Philosopher’s Stage n’est finalement qu’un embryon pour tester la nouvelle formule et offrir un avant-goût aux Torontois de l’événement.

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À terme, M. Duthion confie espérer que cette fête puisse dépasser le cadre de la francophonie de Toronto, pour devenir une fête locale torontoise à part entière, que les divers quartiers ethnoculturels pourraient s’approprier et exprimer à leur manière. «La Fête de la musique est une fête de quartier en général. À Toronto, nous avons une multiplicité de communautés parfois ancrées dans des lieux divers», note M. Duthion.

Et d’ajouter: «Pourquoi ne pas rêver à des événements différents disséminés dans la ville, où différents quartiers vont fêter ensemble, au cœur d’un même événements, mais qui va affirmer leur spécificité culturelle et en même temps les rapprocher en célébrant en commun le fait de vivre ensemble. La musique est un medium, un langage international après tout.»

Espérons donc que la graine musicale plantée cette année, le jour de l’été, prendra racine et, qui sait, que les notes s’envolent et finissent par aller pousser dans plusieurs quartiers de la Ville-Reine l’an prochain.

Un bon signe avant-coureur: la Ville de Toronto et le Comité français de la ville ont accordé leur soutien à la Fête de la musique cette année…

Renseignements: Alliance française de Toronto, tél. 416-922-2014, poste 35 ou au www.alliance-francaise.ca. Philosopher’s Stage at Philosopher’s Walk, 80 Queen’s Park (à l’arrière et au Sud du Musée royal de l’Ontario, entre les Facultés de musique et de droit de l’Université de Toronto), Métro Museum.

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Le programme de la Fête de la musique nouvelle formule sera à l’image de Toronto, la multiculturelle, dans la diversité des styles, du jazz au classique en passant par la chanson et dans la diversité des rythmes, comprenant des percussions japonaises et africaines.

• 13h30-14h00: Chorale de l’école Gabrielle Roy
• 14h00-14h30: Chorale du lycée français de Toronto
• 14h30-15h00: Dave Neill Trio (trio de jazz – saxophone, batterie et contrebasse, Faculté de musique, Université de Toronto
• 15h15-15h45: Kiyoshi Nagata Ensemble (percussions japonaises, Faculté de musique, Université de Toronto)
• 16h00-16h45: Humber-Euro All Stars (groupe de jazz du Collège Humber avec vocaliste, piano, batterie et contrebasse)
• 17h00-17h30: Les trois jeunes ténors (Glenn Gould School du Conservatoire royal de musique)
• 17h45-18h15: Les Divas (trio de trois chanteuses de la Glenn Gould School du Conservatoire royal de musique)
• 18h30-19h15: The Celia Palli Group (Collège Humber, chanteuse espagnole, mêlant flamenco et jazz, accompagnées d’un trio piano, batterie et contrebasse.)
• 19h30-20h00: The University of Toronto West African Drumming Ensemble (percussions africaines, Faculté de musique, Université de Toronto)
• 20h15- 21h00: The Humber Afro-Jazz (trio mêlant jazz et rythme africains, Collège Humber)

Les origines de la Fête de la musique

La Fête de la musique est née en 1983 après l’arrivée au pouvoir du gouvernement socialiste du Président François Mitterrand, sous la houlette du ministre de la Culture Jack Lang. L’objectif était tout simplement de démocratiser l’art et la culture, souvent trop élitiste et d’encourager la population à faire de la musique, dans la rue, le jour de l’été, le 21 juin.

«L’esprit de la Fête de la musique était dans cette optique où la culture serait une culture populaire, pour tous, rattachée au milieu éducatif, s’inscrivant dans la notion de développement des événements culturels. Les Portes ouvertes avaient cette même vocation, d’ouvrir les lieux du patrimoine au grand public», explique Jean-Claude Duthion, Directeur général de l’Alliance française.

«Ces manifestations culturelles permettaient aux gens d’avoir ainsi accès à la culture et que la culture sortent des musées et des universités. Le choix de la date est ensuite venu s’ajouter à cet esprit: le solstice d’été. Le moment où l’année bascule vers l’été, la nuit la plus courte de l’année.»

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Le sous-titre de Faites de la musique résume cette finalité de démocratisation de la culture. «C’était un encouragement à la pratique musicale. C’était à la même époque où l’on développait les pratiques du sport de masse, où l’on développait les loisirs: l’accès à la culture et au sport», rappelle M. Duthion. C’était aussi l’époque des «radios libres» ou autrement dit, de la libéralisation de la bande FM et une explosion de radio communautaires locales. À présent, la bande FM en France est majoritairement colonisée par les chaînes commerciales.

À Lyon, cette année, cette internationalisation de la Fête de la musique sera aux premières loges. Des photos des fêtes venues du monde entier via Internet seront projetées sur grand écran, en plein air, annonce l’Alliance française.

Renseignements au: www.21juin2007.net

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