Fabienne Verdier sur les terres de Cézanne

Inspirée au début des survivants de la Révolution culturelle chinoise

L’expérience du langage, tryptique de Fabienne Verdier, 2016, p. 16-17.
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Si Paul Cézanne (1839-1906) est bien connu des lecteurs de L’Express, qui ont pu prendre connaissance de plusieurs articles qui parlent de ce célèbre peintre impressionniste de la Provence française, il n’en va pas de même de Fabienne Verdier.

Mais, puisque le musée Granet d’Aix-en-Provence présente, jusqu’au 13 octobre, la première exposition rétrospective consacrée à l’œuvre de Fabienne Verdier, c’est l’occasion de découvrir une artiste de l’art moderne, selon la terminologie en usage.

Affiche de l’exposition

Avec des survivants de la Révolution culturelle

Fabienne Verdier est née le 3 mars 1962 à Paris. Après une scolarité classique, intéressée par une formation artistique hors du commun, elle se rend en Chine en 1983, à l’âge de 22 ans, pour étudier à Chongqing, une ville du Sichuan dans le centre-sud de la Chine.

Dans cette ville se trouve alors l’Institut des beaux-arts du Sichuan, où elle a la possibilité de travailler avec les derniers grands peintres chinois ayant survécu à la Révolution culturelle lancée par Mao Tsé-toung il y a une bonne cinquantaine d’années.

Retour aux sources vives, 2009, p. 6-7.

Expressionnistes et minimalistes

Après environ 10 années passées en Chine, Fabienne Verdier rentre en France en 1992. Elle décrit dans un livre, Passagère du silence, paru en 2003, son apprentissage artistique dans un système très différent du système européen.

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«Le livre, qui reçoit plusieurs prix, est traduit en six langues et se vend à plus de 230 000 exemplaires.» Plusieurs expositions personnelles ont lieu en France, ainsi que dans d’autres pays européens et asiatiques.

«Fabienne Verdier consacre trois années à l’étude des expressionnistes abstraits et des minimalistes américains.»

Sa carrière artistique est lancée. En 2005, une fondation de Zurich, en Suisse, intéressée par ses peintures exposées à Lausanne, lui commande la création d’une série qui pourrait s’harmoniser avec les œuvres abstraites expressionnistes et minimalistes d’artistes étatsuniens de sa collection permanente.

Fabienne Verdier, Entre ciel et terre, éditions Albin Michel, Littérature, 2007. Fabienne Verdier, La Passagère du silence, éditions Le Livre de Poche, 2005.

Un saut dans l’architecture

Perfectionnant son style, s’intéressant aux primitifs flamands, faisant un saut dans l’architecture, Fabienne Verdier devint une célébrité artistique et on ne compte plus les expositions auxquelles elle participe.

Celle du Musée Granet retrace le parcours de Fabienne Verdier depuis son retour de Chine jusqu’à ses œuvres créées ces derniers mois. Il s’agit de la première rétrospective de l’artiste.

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«Cette exposition permet au visiteur d’appréhender l’œuvre de l’artiste dans sa globalité, de mieux comprendre son apprentissage auprès des lettrés chinois après la Révolution culturelle et de voir comment, rentrée en France, Fabienne Verdier élabore une esthétique nouvelle en se nourrissant des grands courants de pensée de la peinture occidentale (des Primitifs flamands à l’Expressionnisme abstrait).»

Margaretta, la pensée labyrinthique, 2011, p. 14-15

Six temps forts

Ainsi, au fil des salles du musée, six temps forts sont proposés aux visiteurs, qui permettent d’embrasser l’évolution et la richesse du travail de l’artiste: Les années de formation en Chine, Déconstruction du signe, Les maîtres flamands et l’apparente immobilité, Intuition du paysage sonore, Vide et vibration, L’expérience du plein air sur les terres de Cézanne.

Le dernier temps fort de l’exposition est consacré à ses toutes nouvelles créations issues de son expérience du plein air sur les terres de Cézanne, où l’on verra pour la première fois comment l’artiste s’est confrontée à la Sainte-Victoire et aux lieux cézanniens durant près de deux années. (Musée Granet)

Bannière du Musée Granet

Revue d’art

La revue Connaissance des arts consacre un numéro hors série à Fabienne Verdier. En 42 pages, si l’on ne se rend pas à Aix-en-Provence, c’est la possibilité de connaître Fabienne Verdier et ses réalisations picturales.

Cette revue est un véritable catalogue puisque chaque page comporte, en plus d’un texte explicatif, une ou plusieurs reproductions des réalisations de l’artiste, en noir et blanc ou en couleur.

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C’est à la fois un divertissement des plus intéressants et une occasion d’en apprendre davantage sur cette artiste peintre et de se constituer à peu de frais une bibliothèque mentale et pratique des plus utiles si on est amateur ou amatrice d’art.

Une occasion de se cultiver culturellement à saisir sans aucun doute.

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