BTS, Parasite, Rivalité passionnée: derrière ces succès mondiaux se dessinent des modèles culturels bien différents. D’un côté, la Corée du Sud adopte une approche structurée et axée sur l’exportation, tandis que le Canada demeure encore en quête de positionnement.
La popularité croissante de la culture sud-coréenne n’a rien d’un hasard pour la directrice générale de l’Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM), Clotilde Heibing. «La K-pop est née d’une volonté et d’un appui financier massif et continu du gouvernement sud-coréen pour mettre le pays en entier sur la map.»
Pour elle, l’objectif dépassait largement la musique: il s’agissait de positionner l’ensemble de ce pays sur la scène mondiale, en incitant les publics étrangers à consommer des produits et services coréens dans leur globalité.
Toutefois, cette vision est nuancée par le professeur en études culturelles à l’Université de la Colombie-Britannique, Kyong Yoon. Selon lui, ce modèle, aussi connu sous le nom de Hallyu, ne repose pas uniquement sur une infrastructure nationale forte, mais aussi sur des années d’essais et d’erreurs des compagnies de divertissement.









