Deux clowns en osmose

Les espiègleries de Jamie Adkins et Julie Houle au FOPAC de St-Catherines le 12 avril

Jamie Adkins
Espièglerie à retrouver au FOPAC le 12 avril prochain
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Entre un vaudeville et un film muet, nous avons les clowneries de Jamie Adkins. Le clown, acrobate et jongleur revient dans un nouveau spectacle après le succès international de Circus Incognitus.

Mais cette fois, il n’est pas seul sur scène: dans Espièglerie au First Ontario Performing Art Museum de St-Catharines le 12 avril prochain, il s’accompagne de la talentueuse Julie Houle, une tubiste.

Le duo inattendu fait des étincelles. À la fois mélancolique et athlétique, le spectacle revient avec humour sur la difficulté de vieillir.

Du sombre au clair

Espièglerie relate l’histoire d’un homme grisonnant qui voit le temps filer. Le clown traverse une crise existentielle: il ne veut pas vieillir.

C’est là que Julie intervient. «Mon rôle est de supporter Jamie et l’aider à traverser cette crise existentielle», dit-elle en entrevue à L’Express.

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Jamie et Julie explorent avec humour des thèmes qui sont plus sérieux qu’il n’y paraît: la solitude, le temps qui passe, l’amitié.

Le spectacle évolue. «Au début, Julie rend le spectacle sérieux. Au fur et à mesure, elle devient de plus en plus folle et enfantine», nous dit Jamie.

Il n’y a pas que la personnalité de Julie qui change. Le décor va matérialiser cette légèreté nouvelle, les costumes gris du début se colorent… L’obscurité s’éclaircit.

Le but de ces métaphores: montrer que vieillir n’est pas une chose si terrible.  Après la peur du vieillissement vient le temps de l’acceptation.

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Un duo complice et atypique

Après avoir passé 10 ans sur scène seul, Jamie Adkins a voulu la partager avec quelqu’un d’autre.

Alors qu’il auditionne des tubistes, la première à se présenter est Julie Houle. Il n’y a pas l’ombre d’un doute, Julie est celle qui doit l’accompagner sur scène. L’alchimie entre les deux artistes est instantanée.

Anxieux à l’idée que l’unique son du tuba tourne ses actes en ridicule, Jamie a été agréablement surpris de la gamme dont disposait la tubiste. Il a découvert des sons qu’il ne soupçonnait pas.

Tuba, phonium, un peu de percussions, Julie habille les clowneries et acrobaties de Jamie avec sa riche palette musicale. Cependant, sur scène elle n’est pas que musicienne, elle incarne un personnage et prend pleinement part à l’action.

Ayant déjà un peu fait d’art de rue auparavant, elle ne s’était cependant jamais produite dans un véritable spectacle. «C’est un univers qui me fait développer mon côté théâtral», nous dit-elle. Sa nouveauté dans le milieu apporte un vent de fraîcheur dans le monde du cirque.

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Rien ne destinait cette tubiste et ce clown à s’entendre. À la vie comme à la scène, leur complicité est indéniable. Le duo, bien qu’atypique, fait sens.

Julie n’écarte pas une future autre collaboration avec Jamie: «on va voir, avec la création, on ne sait pas où on va».

Un spectacle qui se réinvente sans cesse

L’environnement de Jamie est son terrain de jeu. «Une balle orange va prétexter un numéro de jonglage, sauter dans mes sous-vêtements justifie un numéro de cirque» nous dit-il par téléphone. Pour lui, il y a plusieurs façons de faire du cirque.

C’est un spectacle qui se réinvente sans cesse. «Chaque prestation est différente et on apprend de chacune d’entre elles, nous sommes des clowns donc on écoute le public» nous dit Jamie.

Les deux artistes vont jouer en fonction de leur audience: «s’il y a des enfants, nous serons certainement plus idiots», nous confie le clown.

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