Dubrovnik, ville d’art et de culture

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Ville d’art et de culture, c’est le titre dont, fort justement d’ailleurs, se glorifie la ville de Dubrovnik, située à l’extrémité sud de la Croatie, un État devenu indépendant à la suite du démantèlement de la Yougoslave, avec Zagreb pour capitale.

Le passé de Dubrovnik et les monuments qu’elle en conserve, et qui mettent aussi en relief sa topographie si particulière, expliquent que l’on vienne la visiter du monde entier. Ainsi, lors de notre passage, nous avons fait la connaissance impromptue de visiteurs venant de Singapour.

L’histoire de l’actuelle ville de Dubrovnik est complexe, mais justifie l’intérêt qu’on lui porte. Aux origines, il y avait un îlot rocheux escarpé près de la côte de l’Adriatique. Vers 615, des réfugiés venant de la ville grecque d’Épidaure (actuellement Cavtat), à environ 15 km au sud, s’y installent pour fuir les invasions de tribus slaves.

Raguse

Le village fortifié se nommera Ragusium, peut-être par dérivation et déformation d’un mot greco-dalmate (ancienne langue romane)«le précipice», qui donnera Raguse en français. On retrouve le mot Ragusa sur place, villa, hôtel, appartement, magasins. Le ragusain, une variante dialectale du dalmate, a cessé d’être parlé au XVe siècle.

Raguse a fait l’objet de convoitises, causées par sa position territoriale, sa prospérité commerciale, et les rivalités ou l’affaiblissement des grandes puissances de son voisinage. Elle a ainsi été sous la domination de l’Empire byzantin, de la puissante République de Venise, la Sérénissime, et du Royaume de Hongrie, avant de devenir indépendante, pour ne donner qu’un résumé simplifié de ces époques.

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Indépendance

En 1358, Raguse devient une cité-État indépendante, la République de Raguse, qui va progressivement étendre son territoire le long de la côte dalmate. Elle était dirigée par un recteur, dont le palais subsiste toujours. Il faut dire que la ville de Raguse s’était elle-même agrandie.

En face de l’îlot rocheux se trouvait sur le continent une autre agglomération, Dubrava (chênaie), séparée par un étroit bras de mer. Au XIIIe siècle, les deux localités décident de s’unir, le bras de mer est asséché et devient ce qui est l’artère principale de la vieille ville actuelle, le Stradum.

En se conciliant les Ottomans qui ont envahi les Balkans, moyennant des taxes et des redevances, la République de Raguse conserve son autonomie et ses pratiques commerciales, jusqu’à ce que les armées napoléoniennes mettent fin à son existence en 1808.
Après la chute de Napoléon en 1814, le Congrès de Vienne de 1815 rattache Raguse au Royaume de Dalmatie, relevant de l’Empire d’Autriche, jusqu’en 1918, date à laquelle elle prend le nom de Dubrovnik. Elle est incorporée au Royaume des Serbes, des Croates, des Slovènes, plus tard au Royaume de Yougoslavie, devenu la République fédérale socialiste de Yougoslavie.

Lors des guerres de Yougoslavie, des combats eurent lieu entre octobre 1991 et juillet 1992 aux abords de la ville, entre l’armée populaire yougoslave et des forces croates appuyées par des volontaires, jusqu’à ce que la région passa sous le contrôle des forces croates, non sans dégâts pour la ville, maintenant entièrement restaurée.

Les remparts

La vieille ville offre aux mateurs d’art, d’architecture et d’histoire d’amples découvertes à faire. La ville est entourée de remparts construits au fil du temps, principalement aux XIVe et XVe siècles, et dont on peut faire un tour complet sur un chemin de ronde, environ 2 km.

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Les remparts peuvent atteindre 25 m de haut et parfois 6 m d’épaisseur. Ils comportent des tours carrées, les plus anciennes, et des tours circulaires. Le parcours compte un bon nombre de marches de pierre. C’est des remparts que l’on a une vue magnifique sur la cité médiévale et sur la mer Adriatique. Certainement la visite à faire en premier pour profiter de Dubrovnik.

En ville

La ville est pratiquement divisée en deux par la Placa ou Stradum, l’ancien bras de mer, qui s’étend sur 300 m de la porte Pile à l’Ouest à la porte Ploče à l’Est. Il peut y avoir foule sur le Stradum, bordé de belles maisons, mais qui n’ont rien à voir avec les édifices publics et particuliers détruits lors du tremblement de terre de 1667 (5 000 morts) et qui devaient ressembler au palais Sponza, qui a résisté à cette catastrophe.

Mais la ville réserve bien d’autres monuments: le palais des Recteurs, l’église Saint-Blaise, la curieuse colonne de Roland, devant l’église, la tour de l’horloge, le couvent des Franciscains, celui des Dominicains, la fontaine d’Onofrio, les petites rues pleines de marches. Partout, des découvertes.

«Dubrovnik illustre la volonté de créer […] un paysage urbain conçu à la manière d’une œuvre d’art. Ville-musée, Dubrovnik conserve, à côté de monuments construits par les plus grands architectes […], une foule de maisons d’une évidente qualité architecturale […]. Cette homogénéité dans la qualité du bâti» est ailleurs sans exemple. (Critères d’inscription de Dubrovnik au Patrimoine mondial de l’UNESCO, 1979)

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