Le dernier tome de la trilogie Helena, de Katherine Girard, s’intitule Les derniers espoirs et nous plonge dans le Québec des années 1950, époque où les femmes peinent à obtenir leur autonomie, à arriver à choisir l’amour sans perdre leurs aspirations profondes.
On retrouve Helena, femme élancée, à l’œil fier, à la posture superbe, aux idées bien arrêtées. La romancière décrit avec force détails l’attitude frondeuse et confiante de la matriarche qui, à 43 ans, vient d’enterrer son deuxième mari.
Helena ne prie plus Dieu, elle s’adresse plutôt à son défunt François. «C’était la seule manière qu’elle avait trouvée de se rassurer devant cette existence parsemée d’embûches et de surprises souvent désagréables.»
Importantes décisions
D’un chapitre à l’autre, on constate que la jeune veuve se loge à l’enseigne de la détermination en faisant preuve de résilience et en prenant d’importantes décisions pour assurer l’avenir de sa famille. Malgré sa peine, la vie se poursuit, avec son lot de péripéties.
Dans ce roman, on voit comment les hommes sous-estiment les femmes, comment ils ne sont pas prêts à les voir en position de pouvoir.


