Doina Iliescu ou la bienveillance incarnée

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Doina Iliescu est de ces femmes qui, sans avoir besoin de dire grand chose, expriment déjà beaucoup par le regard et l’attitude. Au premier abord timide, Doina se laisse vite aller au jeu de l’entretien sans jamais en dire ou en faire trop. Directrice de la garderie La Farandole, elle apparaît toute dévouée à un travail qui la passionne.

Née en Roumanie, la jeune Doina grandit et étudie dans la province de Timisoara. Elle explique son arrivée à Toronto il y a 12 ans: «Ça s’est vraiment fait sur un coup de tête. Rien ne me prédestinait à partir. J’avais une bonne situation professionnelle, un bon salaire mais finalement des amis m’ont convaincue de tenter l’expérience.»

Expérience gagnante même si les débuts n’ont pas été faciles: «Je pensais que le français était pratiqué couramment à Toronto. J’ai eu la surprise d’arriver en terre anglophone alors que je ne parlais que très peu l’anglais.»

S’exprimant dans un français quasi-parfait, Doina nous explique que c’est durant sa scolarité en Roumanie qu’elle a appris les préceptes de la langue de Molière.

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Un mois après son arrivée dans la province, elle trouvera rapidement du travail au sein de la crèche la Farandole mais aussi au Centre francophone de Toronto. «J’ai voulu travailler tout de suite. J’ai toujours été habituée à travailler donc je ne pouvais pas rester sans rien faire.» Et comme elle l’a toujours voulu, c’est auprès d’enfants qu’elle exerce un travail qu’elle adore: «C’est ce que je veux depuis que je suis toute petite. J’ai fait mes études et j’ai obtenu des diplômes avec ce but: travailler avec des enfants en bas âge.»

Doina ne plaît pas seulement aux enfants. Lorsqu’en 2002, la directrice de l’époque doit plier bagage, c’est Doina qui est appelée pour assurer l’intérim. Une intermittence qui deviendra permanente tant ses capacités à gérer la crèche s’avèrent efficaces. Depuis son arrivée, la Farandole a ouvert deux nouveaux points de services qui affichent déjà tous complets. Une réussite qui ne doit rien au hasard même si Doina reste modeste: «Je pense que j’ai quand même eu de la chance. Tout est allé si vite…»

Aujourd’hui, Doina Iliescu consacre le plus clair de son temps à sa garderie et aux enfants qui la fréquentent. Lorsqu’on lui demande quels sont ses projets, elle s’apprête de son plus beau sourire et affirme en riant: «J’espère que mon travail fera de nos trois points de service la plus belle garderie du monde.»

Les enfants de la garderie peuvent dormir à poings fermés, ils sont entre de bonnes mains. Décidément, Doina est de ces femmes qui nous feraient regretter l’époque dorée de notre enfance candide.

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