Deux visages, une quête identitaire

Lyne Gareau, Le chat Janus, trois histoires, Saint-Boniface, Éditions du Blé, 2020, 184 pages, 19,95 $.
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Par le biais de trois histoires regroupées sous le titre Le chat de Janus, Lyne Gareau convie son lectorat à un voyage à travers le temps en mêlant dans chaque intrigue une dose subtile de tendresse, d’humour et de réflexion, à laquelle s’ajoute un brin de mystère et de poésie.

J’ai découvert Lyne Gareau plus tôt cette année en lisant Emily Carr, une artiste dans la forêt, livre pour enfants paru en 2020 aux Éditions du Pacifique Nord-Ouest. Elle a aussi publié le roman jeunesse Isalou en 2019 aux Éditions des Plaines; son premier roman La Librairie des Insomniaques est paru en 2017 aux Éditions du Blé.

Côté roman, j’aime les histoires qui ont un début, un milieu et une fin. Et du côté des nouvelles, je préfère des textes plutôt courts qui ont un punch inattendu à la fin. Oui, je suis vieux jeux et je ne m’en cache point.

Trois histoires

Avec Le chat Janus, j’ai eu droit à trois histoires respectivement de 64, 100 et 7 pages. Ne craignez rien, j’ai su m’adapter.

Dans la première histoire, qui donne son titre au recueil, une femme fuit un monde en débâcle pour se réfugier sur une île où elle apprend peu à peu à survivre en étant autosuffisante. L’éditeur écrit ile et ou sans accent, tout comme boite, fraiche, connaitre, entrainée, etc. Une fantaisie dont je me serais passé.

La deuxième histoire met en scène la professeure Marie-Hélène Lepas qui fait face à la décision de prendre sa retraite pour vivre un vieux rêve d’artiste.

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Enfin, la troisième présente un couple confronté à l’invisibilité et la mort. «Ou plutôt, ni là, ni ici, ni ailleurs, ni nulle part.»

Les personnages priment

Ne cherchez pas le spectaculaire dans ces narrations, c’est le traitement des personnages qui prime. « Le présent, le passé et même le plus-que-parfait. Tout se mélange. Le temps se télescope un peu… »

Le thème du départ demeure le filon central du recueil. Étrangement, nous avons droit à une sorte de fiction d’anticipation qui nous touche de près en cette période de pandémie.

Cela ressemble à l’âge d’or pour les étudiants, «un concept théorique, comme l’accord du participe passé avec le verbe avoir. Ils ne croient pas vraiment que ça s’applique à leur situation.»

Quête identitaire

Janus est un dieu romain à deux visages. Le chat qui naît dans la première histoire a quatre pattes, une queue, deux oreilles… et puis deux bouches, quatre yeux, deux museaux. Deux faces côte à côte, l’une tournée vers le passé, l’autre sur l’avenir. Difficile de trouver mieux comme quête identitaire.

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