Des homéopathes canadiens au Honduras grâce à de l’aide internationale

Promoteurs de l’homéoprophylaxie comme alternative aux vaccins

Dessin satririque par T. Merry dans la revue britannique St Stephen's Review (1889), représentant un vendeur ambulant de potions douteuses. (Image: Wellcome Library, London, Creative Commons BY 4.0)
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S’il y a longtemps qu’existent des associations douteuses aux noms tels que Naturopathes sans frontières ou Homéopathes sans frontières, c’est peut-être la première fois qu’un de ces groupes est financé par des fonds destinés à l’aide internationale.

350 000 $ sur 5 ans

Selon un reportage de la CBC diffusé samedi, l’organisme québécois Terre sans frontières a reçu 350 000 $ sur 5 ans (de 2015 à 2020) d’Affaires mondiales Canada, qui ont permis d’envoyer jusqu’ici au moins 12 homéopathes au Honduras.

Ceux-ci font partie de la centaine de coopérants que l’organisme québécois envoie en Bolivie, au Honduras et en Tanzanie, «dans les secteurs de la dentisterie, de l’optométrie et de l’homéopathie».

Vous avez dit «homéoprophylaxie»?

À titre d’exemple, la «mission de l’automne 2017» est décrite comme ayant servi à la «poursuite du partage des savoirs de base en santé familiale et communautaire» par le biais de «l’homéopathie et l’homéoprophylaxie».

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Sur divers sites de santé «alternative», on définit l’homéoprophylaxie comme une alternative aux vaccins, qui «donne à l’organisme ce que l’on peut appeler un message énergétique». Dans son dernier rapport annuel, Terre sans frontières définit l’homéoprophylaxie comme «l’utilisation de l’homéopathie pour la prévention d’épidémies».

Efficacité contestée

Il faut savoir que la malaria, la maladie de Chagas et la dengue sont trois maladies épidémiques en Amérique centrale, potentiellement mortelles.

Le site affirme que l’homéopathie permet de faire régresser la maladie de Chagas, une assertion qui n’est validée par aucune donnée probante en épidémiologie.

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