Trois os, deux dents, mais surtout des outils de pierre révélateurs du mode de vie: un site dans le Sud-Ouest de la Chine est devenu le troisième à révéler une présence de longue durée de ces mystérieux cousins appelés les Dénisoviens, et le plus diversifié des trois.
C’est de plus, parmi les sites identifiés depuis 16 ans, celui qui est le plus près de régions où des Dénisoviens et des Homo sapiens ont pu se rencontrer et peut-être faire des bébés dont la descendance laisse, aujourd’hui encore, une empreinte dans notre ADN.
Il y a 100 000 ans
Appelée grotte de Bianfu, c’est un site qui, révélé par une carrière, fait l’objet de fouilles depuis 2019.
On savait déjà que des gens l’avaient occupé il y a plus de 100 000 ans, mais c’est l’identification, dans les ossements, de protéines — collagène dans les os, émail dans les dents — dont les variants sont uniques aux Dénisoviens, qui a permis de trancher.
Les deux autres sites étaient des grottes situées respectivement au Tibet et en Sibérie.




