Défenseurs pacifiques des droits des Palestiniens

Poursuivis devant un tribunal militaire israélien

Farid al Atrash et Issa Amro

Farid al Atrash et Issa Amro


18 décembre 2017 à 10h00

Farid al Atrash et Issa Amro, deux Palestiniens défenseurs pacifiques des droits humains, sont poursuivis par les autorités israéliennes pour avoir dénoncé des crimes.

En février 2016, les deux hommes participaient à une manifestation pacifique dans les rues de leur ville, Hébron, en Cisjordanie occupée. «Cette manifestation était organisée à l’occasion du 22e anniversaire de la première fermeture par Israël d’une artère aux Palestiniens, la rue Shuhada, qui était autrefois une artère commerçante», explique Meryll David-Ismayil du groupe franco-torontois d’Amnistie internationale.

Aujourd’hui, ils sont poursuivis devant un tribunal militaire israélien et font l’objet d’accusations «dénuées de fondement» dont l’objectif, selon Amnistie, est d’entraver leurs activités de défense des droits humains.

Un avocat et un ingénieur

Farid al Atrash est avocat, et Issa Amro est ingénieur. Ce sont des militants non violents opposés à la colonisation israélienne.

«La colonisation israélienne est un crime de guerre selon le droit international, résultant des 50 ans d’occupation israélienne en territoire palestinien.»

Issa, au sein de son ONG, encourage les jeunes Palestiniens à trouver des moyens de lutte pacifiques contre l’occupation israélienne et contre les lois discriminatoires en vigueur à Hébron. En effet, Israël interdit aux Palestiniens l’accès de nombreuses zones des territoires occupés, ce qui les empêche de se déplacer librement.

«Ces actions pacifiques lui ont valu d’être arrêté plus d’une fois par les forces israéliennes. Les soldats l’ont frappé, lui ont bandé les yeux et l’ont interrogé», explique Meryll.

Farid dénonce les violences perpétrées par les autorités palestiniennes et israéliennes, et lui aussi subit des persécutions analogues.

Au cœur de l’actualité

L’une des promesses de Donald Trump était de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et c’est chose faite depuis le 6 décembre dernier.

Une telle décision marque encore une fois la position des États-Unis dans le conflit israélo-palestinien, l’un des plus vieux conflits du monde, même si le président américain s’est dit disposé à soutenir une solution à deux États.

Les réactions à l’annonce officielle de la Maison-Blanche a déjà provoqué la colère du monde arabo-musulman, et d’aucuns craignent une nouvelle intifada.

Mais la répression s’exerce aussi sur les manifestants pacifiques, comme Issa et Farid.

Le prisonnier sans frontières

Selon Meryll, il est important d’envoyer un message de soutien à Issa et Farid. «Ils doivent savoir qu’ils ne sont pas seuls et qu’ils ont raison de se battre pour le droit». On peur leur écrire par courriel ou par la poste: Issa et Farid, Amnesty International, PO Box 42 626, Jérusalem, Israël.

Meryll souligne le pouvoir des mots en citant l’album illustré d’un auteur de Montréal, Jacques Goldstyn, Le prisonnier sans frontières.

«C’est un album destiné aux enfants et qui vient de sortir. À travers des dessins uniquement, c’est l’histoire d’un prisonnier qui manifestait pacifiquement avec sa fille et qui a été jeté en prison pour cela, donc c’est tout à fait l’histoire de Farid et Issa, l’auteur explique comment des lettres venues de tous les continents ont fait libérer ce prisonnier.»

Écrire à Netanyahou

Elle invite également à écrire au premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, pour lui demander d’abandonner toutes les charges retenues contre Farid al-Atrash et Issa Amro par voie postale: Benjamin Netanyahu, Office of the Prime Minister, 3 Kaplan Street, PO Box 187 Kiryat Ben-Gurion, Jerusalem 91950, Israel, par Fax: 011 972 2 560 5000, ou par courriel, ou bien encore mentionnez-le sur Twitter: @IsraeliPM

«Demandez-lui de mettre fin au harcèlement de Farid et Issa, mais aussi de tous les autres défenseurs des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés. Il faudrait aussi abroger l’ordre militaire n°101, qui interdit toute manifestation de la population palestinienne.»

Farid al Atrash et Issa Amro
Farid al Atrash et Issa Amro

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