Décès de l’écrivain Michel Dallaire

Michel Dallaire
Partagez
Tweetez
Envoyez

Le poète et romancier franco-ontarien Michel Dallaire s’est éteint à l’âge de 60 ans ce mardi 25 avril.

Auteur de plusieurs œuvres – poèmes, roman et recueil de nouvelles – Dallaire publiait en 1981 son premier ouvrage, Regards dans l’eau, aux Éditions Prise de parole.

Depuis 35 ans, il ravissait le monde littéraire et avait été récompensé à plusieurs reprises. En 2015, il avait reçu le Prix Trillium pour le roman Violoncelle pour lune d’automne, son seizième livre, ainsi que le prix Christine-Dumitriu-Van-Saanen du Salon du livre de Toronto.

Comme parolier, il avait écrit de nombreuses chansons pour des auteurs-compositeurs-interprètes comme Stef Paquette et Chuck Labelle.

Gaston Tremblay, premier directeur des Éditions Prise de parole, se souvient de l’importante participation de Michel Dallaire dans cet univers, auquel tous deux prenaient part. En 1984, dans un texte intitulé Prise de positions, Gaston Tremblay et Michel Dallaire appelaient à l’élargissement de la société et de la littérature franco-ontariennes dans les grandes villes anglophones telles qu’Ottawa et Toronto.

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

En 1982, en tant qu’adjoint au directeur et directeur littéraire de Prise de Parole, Michel Dallaire jouera un rôle-clé au sein de la maison d’édition y attirant des auteurs comme Marguerite Andersen, Hélène Brodeur et Paul-François Sylvestre. Il collaborait aussi avec plusieurs musiciens, dont Daniel Bédard.

Né à Hawkesbury, dans l’est de l’Ontario, Michel Dallaire habitait Sudbury depuis 1977.


Regards dans l’eau (1981)

J’ai pris le temps de respirer la vie

d’écouter un étroit ruisseau

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

démêler le nœud de mes pensées

d’être au lieu de faire

je me suis laissé inspirer

par une symphonie lointaine douce claire

un air de flûte apaisant

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

une méditation verticale prolongée

mon cœur s’est posé sur des ailes

j’ai été muet

j’ai perdu mon nom

j’ai vu le fond ardent de l’horizon

l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

un soleil couchant

 un rêve d’enfant

Partagez
Tweetez
Envoyez
l-express.ca remercie ses partenaires. En devenir.

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur