De la plume au pinceau

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Après plusieurs passages au Québec, l’exposition Étraves de l’artiste québécoise Andrée Lévesque fait escale à Toronto. Inspirées de poèmes de Gilles Vigneault, ses peintures tissent un lien entre art et littérature.

Visible jusqu’au 30 avril à la galerie Céline-Allard du Centre francophone, cette exposition d’Andrée Lévesque se compose de 20 tableaux qui traduisent en peinture des poèmes de l’auteur et compositeur québécois Gilles Vigneault.

La poésie, source d’inspiration

Ce n’est pas la première fois que la poésie devient un moteur de la création artistique pour Andrée Lévesque, artiste peintre originaire de Mont-Joli, au Québec.

«Il y a cinq ans, raconte-t-elle, j’avais peint plusieurs tableaux à partir de poèmes de Paul Chanel Malenfant».

Une idée d’exposition née, mais l’artiste n’est pas autorisée à utiliser plus de quelques textes de l’auteur, «pas assez pour faire une exposition», estime-t-elle. Andrée Lévesque se tourne alors vers l’oeuvre d’un autre poète: Gilles Vigneault.

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Une œuvre qu’elle avait découverte étant adolescente et qui l’avait touchée. Elle prend contact avec l’auteur, qui lui répondra avec enthousiasme qu’il serait «heureux de collaborer à [son] oeuvre», l’exonérant au passage de frais de droits d’auteur.

Andrée Lévesque choisit alors 20 poèmes parmi les 109 qui composent Étraves, le premier recueil de poésie de Gilles Vigneault, paru en 1959. Dès la lecture des textes, des idées de composition émergent.

«Sa façon d’écrire est propice à la traduction en arts visuels», explique l’artiste.

Chaque tableau lui prend environ quinze jours de travail, dont la moitié à analyser le poème et les émotions qui s’en dégagent, à choisir les harmonies de couleurs et les éléments à placer sur la toile.

Fauvisme et néo-expressionnisme

Après cette réflexion nécessaire, le moment est venu pour l’artiste de saisir ses pinceaux et de déposer les couleurs sur la toile, toujours «de trois heures du matin à trois heures de l’après-midi».

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La peinture d’Andrée Lévesque s’inspire du fauvisme et plus particulièrement de Matisse, mais aussi du néo-expressionnisme.

Ses tableaux font place à des couleurs vives et des teintes subtiles, ce qui n’a pas toujours été le cas dans sa peinture. C’est après avoir séjourné en Inde que les couleurs deviennent un élément central de son style. «Ma peinture a pris un tournant fauve après ces voyages», explique-t-elle.

L’artiste peint à l’acrylique, une matière qui sèche vite qu’elle applique en plusieurs couches, pour apporter relief et profondeur aux tableaux. «Je n’ai pas la patience pour l’huile», souffle Andrée Lévesque.

Les personnages et paysages tout en courbes insufflent une sensation de mouvement à sa peinture. «J’essaye d’exprimer la vie, commente-t-elle, et la vie c’est le mouvement».

Les toiles témoignent de la vision personnelle de l’artiste.

Dans la galerie Céline-Allard, chaque tableau est accompagné du poème qui l’a inspiré. Étraves est une exposition où l’on prend son temps, afin d’apprécier les mots du poète et de découvrir le regard singulier de l’artiste peintre.

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