Coronavirus : prudence oui, panique non

Brise-lames et pare-feux

Les brise-lames protègent les côtes de la force des vagues. Photo: Wikimedia Commons
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L’approche de la vague de l’épidémie du coronavirus Covid-19 au Canada déclenche beaucoup d’anxiété, sans parler de comportements étranges…

Alors, n’oublions pas que le CoViD-19 n’est pas la peste. Le danger est réel, certes. Nous devons protéger les plus vulnérables d’entre nous, les 65 ans et plus notamment.

Aplanir la courbe

Il faut aussi s’assurer que la courbe de l’épidémie soit aussi «aplanie» que possible, pour que le nombre d’hospitalisations ne dépasse pas la capacité de notre système de soins de santé, alors que certains de nos hôpitaux sont déjà surchargés

Toutes les fermetures d’écoles et autres annoncées sont d’excellentes mesures de santé publique pour prévenir la propagation du virus. Et éviter de faire les erreurs de l’Italie, voire de la France, confrontées à une forte progression du nombre de cas.

Tsunami

En Ontario, voire dans tout le Canada, nous sommes encore un peu protégés. Mais nous savons qu’un tsunami s’approche. Alors nous devons construire des digues protectrices: notre comportement individuel, l’éloignement social et les mesures d’hygiène notamment.

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Ou plutôt qu’une digue: nous construisons une jetée qui s’avance dans la mer comme un brise-lames, pour réduire l’impact du raz-de-marée de santé publique annoncé.

En réalité, nous voulons réduire l’amplitude de la houle qui s’approche et ainsi réduire la taille de la vague une fois qu’elle déferlera.

Incendie

Autre métaphore, celle d’un incendie qui s’approche. Nous avons tous en tête les images de l’Australie ou de la Californie en feu. Pour ralentir la progression de l’incendie, des pompiers coupaient des parcelles de forêt pour arrêter le feu.

L’incendie CoViD-19 approche. Nous le savons. Nous avons déjà des flammèches, des petits départs de feu au Canada. Mais nous ne connaissons pas encore l’embrasement total de la Chine (à présent en baisse) ou du nord de l’Italie.

Alors, restons protégés. D’où la sagesse de nos dirigeants et décideurs politiques de créer ces pare-feux pour éviter l’embrasement total, ces brise-lames pour réduire l’amplitude de la vague.

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Ne restons pas sur la plage à nous dorer la pilule, à attendre et ne rien faire, comme malheureusement les Italiens. Mais ne quittons pas non plus la plage dans la cohue à l’approche du tsunami, car nous pouvons encore réduire la taille de cette vague.

Profitons-en

Et, qui sait?, soufflons un peu, en famille, individuellement. Le rythme infernal de nos vies va se ralentir, alors profitons-en et faisons contre mauvaise fortune, bon cœur. Allons marcher en plein air, seuls ou en famille, car l’exercice est un très bon moyen de réduire le stress.

Et délaissons un peu tous ces outils numériques, «armes de distraction massive», même s’ils vont nous être précieux pour travailler à distance et ne pas être trop isolés, au fil des prochaines semaines.

Moins de télé

Prenons garde ainsi à ne pas surcharger ces réseaux informatiques qui vont devenir le nerf de la guerre. Cela réduira la consommation d’électricité des serveurs et évitera qu’ils ne surchauffent?

Enfin: pourquoi ne pas réduire un peu notre consommation de nouvelles télévisées notamment (à la télé ou en ligne) qui sont depuis trop longtemps alarmistes et sensationnalistes.

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Nos médias d’information électroniques pourraient ainsi profiter de l’occasion pour, non pas lever le pied, mais baisser le ton.

À ce titre, l’agressivité de certains et certaines journalistes dimanche soir, lors d’un point de presse de la ministre Mélanie Joly sur la colline parlementaire, étaient à la limite de l’indécence…

Les uns envers les autres

Au final, comme un «mème» Internet le rappelait récemment: «Une fois que tout cela sera terminé, ce qui aura compté le plus, c’est comment nous nous sommes comportés les uns envers les autres.»

Alors prudence oui, mais panique non. La vague s’en vient. Assurons-nous qu’elle soit aussi petite et d’aussi courte durée que possible. Dans le calme et la dignité.

Et lavons-nous les mains… au propre, pas au figuré!

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