Congo: l’épidémie d’Ebola hors de contrôle?

Ebola vu au microscope électronique.
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Ebola a fait plus de 1 160 victimes depuis le début de l’actuelle épidémie, soit entre août 2018 et la semaine dernière, selon le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC).

Le nombre de personnes infectées dépasse les 1 700, selon la même source. Ce bilan est le deuxième plus important de l’histoire du pays et l’un des pires du continent africain pour cette maladie.

Conflits armés

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estimait le mois dernier que de mettre fin à l’épidémie prendrait au moins six mois, mais ce délai pourrait être revu à la hausse.

Par ailleurs, dans un entretien au journal Libération, le coordinateur d’urgence de Médecins sans frontières (MSF), John Johnson, estime même que la situation est hors de contrôle.

Une des raisons des difficultés qu’ont les agents de santé est que l’épidémie sévit dans les régions du Nord Kivu et de l’Ituri, où des groupes rebelles armés sèment la terreur (un médecin a même été tué dans une attaque, le mois dernier) et causent des déplacements de populations, notamment vers des pays voisins de la RDC.

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Méfiance envers les étrangers

Les populations touchées, connaissant mal Ebola, se méfient par ailleurs des étrangers et restent sceptiques à propos des mesures sanitaires nécessaire à l’endiguement de l’épidémie. Enfin, l’OMS s’inquiétait en avril de n’avoir reçu que la moitié des fonds nécessaire à la gestion du problème.

La plus importante épidémie d’Ebola a provoqué 11 300 morts, entre 2014 et 2016, en Afrique occidentale.

Le virus provoque notamment des fièvres hémorragiques. Il se transmet par contact et se propage très rapidement. Les malades en meurent dans 65 % des cas.

Un vaccin expérimental

Aucun médicament autorisé n’existe pour le traiter, mais un vaccin actuellement expérimenté sur le terrain semble s’avérer efficace.

Le but des agents de santé est de repérer les personnes infectées, de les isoler, de surveiller l’état de santé de leurs proches et d’enterrer les morts de façon sécuritaire.

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