Complots, bavures policières et autres magouilles

Florian Olsen, Un automne noir, roman policier, Montréal, Éditions Triptyque, 2020, 264 pages, 24,95 $.
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«Certains hommes écoutent le silence de Dieu, d’autres le bruit du diable.» Cet énoncé cryptique d’un sergent-détective dissimule peut-être la clef de l’énigme entourant une série de quatre meurtres décrits dans le roman policier Un automne noir, de Florian Olsen.

Femmes étranglées

Il y a des éléments communs à chaque meurtre; il s’agit de jeunes femmes, étranglées, dans des lieux fermés.

D’abord Nadia El Alaoui, le cou rompu dans la salle de bain du café Saint-Michel à Hull.

Puis Carolyn Mackay, étranglée dans la cave d’une microbrasserie d’Ottawa.

Ensuite Claire Normandeau, assassinée dans la salle à manger de son appartement à Hull.

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Enfin, Jessica Albert, le cou écrasé dans la ruelle de la rue Aubry à Hull.

Boîte de Pandore

Marocaine, la première victime ne dérange pas trop, mais lorsque la deuxième est blanche, «toute la population s’est sentie visée». Les homicides ouvrent dès lors une boîte de Pandore.

«La terreur a crû comme un cancer. Elle s’est alimentée d’angoisses et de craintes sous-terraines qui rongeaient déjà nos concitoyens bien avant le début des meurtres.»

Chaque chapitre porte la mention d’une saison: Automne (moment des meurtres), Hiver (moment clé de l’enquête) et Printemps (quelques mois ou années plus tard).

Nouveau à Hull

Les principaux personnages sont le sergent-détective Nasir Hassan de la police de Gatineau, l’agente spéciale Mila Scherrer de la police de Montréal, le journaliste Alexandre Aster du quotidien Le Droit et la sociologue Estara Villeneuve de l’Université d’Ottawa.

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L’agente de Montréal est appelée en renfort parce que Hull n’a jamais connu de meurtrier en série. On apprend que la ville a déjà hérité du surnom de «petit Chicago» en référence au flot d’alcool qui s’y buvait et au grabuge qui s’en suivait.

Une partie de l’action se déroule à Ottawa, dans le coin du marché By où Le Droit occupe ses locaux, et à l’université traversée par l’avenue Laurier.

Policiers et journalistes

Le romancier Florian Olsen écrit que «le travail des policiers devient périlleux une fois que les journalistes braquent leurs caméras sur une enquête».

Affecté aux affaires criminelles, Alexandre Aster demeure convaincu qu’il y a eu complots, bavures policières et autres magouilles dans l’enquête sur les meurtres de l’Automne noir, expression de son cru.

Aster convainc la sociologue Estara Villeneuve d’examiner quelques interrogations ou doutes entourant un suspect d’origine haïtienne et une artiste étrangement témoin de chaque meurtre.

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Aster et Villeneuve sont les seuls à savoir que «la vérité a échappé au rapport de police».

Campagne électorale

La campagne électorale du maire de Hull sert comme toile de fond à cette intrigue policière. Cela permet à l’auteur de poser un regard lucide, tranchant, sur les discours haineux, sur l’immigration et sur le passé sombre des villes ouvrières.

Passionné de politique et de mystères, Florian Olsen a grandi en Acadie. Il a complété un baccalauréat en histoire à l’Université de Moncton et un doctorat en science politique à l’Université d’Ottawa.

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