Comédies musicales: une jeune de chez nous se démarque

Une scène de Mamma Mia au Arts Center of Coastal Carolina (Caroline du Sud). Stéphanie Visconti au centre.

Une scène de Mamma Mia au Arts Center of Coastal Carolina (Caroline du Sud). Stéphanie Visconti au centre.


7 août 2017 à 13h50

Stéphanie Visconti, une jeune fille de Pickering diplômée depuis deux ans de l’école secondaire Saint-Charles-Garnier, commence à faire sa marque dans le milieu de la comédie musicale aux États-Unis.

Après son rôle dans Mamma Mia au Arts Center of Coastal Carolina de Shelter Cove en Caroline du Sud pendant tout l’été, elle retournera passer des auditions, enseigner et continuer d’étudier à New York, «le hub de la comédie musicale pour tout le continent», explique-t-elle en entrevue à L’Express.

Avant Mamma Mia, le célèbre spectacle inspiré de la musique du groupe suédois Abba, elle a passé le mois de mars en Floride, au Riverside Theatre de Vero Beach, dans Mame, qui raconte l’histoire de l’excentrique bohémienne Mame Dennis dans les années 30 et 40.

Stéphanie Visconti (Photo: Shirin Tinati)
Stéphanie Visconti (Photo: Shirin Tinati)

Au sortir de Saint-Charles-Garnier, Stéphanie Visconti a été formée pendant deux ans au American Musical and Dramatic Academy à New York. «J’ai suivi des cours de danse dès l’âge de 4 ans, mais c’est vraiment à l’adolescence que j’ai réalisé que c’est ce que je voulais faire dans la vie et que je l’ai dit à mes parents», raconte-t-elle.

Née à Scarborough, c’est sa mère qui est francophone: «je parle plus souvent français à la maison avec mes deux soeurs et mon frère». Sauf pour quelques productions scolaires, il ne lui est cependant pas encore arrivé de jouer professionnellement en français.

Elle a joué dans quelques productions torontoises et même dans un film et une publicité, parallèlement à ses études secondaires, tout en suivant des cours de ballet-jazz, claquettes, hip-hop, théâtre, improvisation, chant, dialecte…

D’abord danseuse, Stéphanie Visconti reconnaît qu’il lui est aussi essentiel de chanter pour percer dans ce milieu hypercompétitif: «c’est sûr que ça ouvre plus de portes». Elle l’a constaté cette année en décrochant des rôles dansant et chantant dans Mame et Mamma Mia. En Caroline du Sud, «ils ont auditionné 400 personnes pour 20 rôles».

Stéphanie Visconti (Photo: Greg Tjepkema)
Stéphanie Visconti (Photo: Greg Tjepkema)

«L’une de mes grandes inspirations est Eleanor Powell», danseuse et actrice américaine reconnue pour ses solos de claquettes dans des films des années 30 et 40.

Stéphanie Visconti a d’ailleurs gagné quelques prix en claquette, dont une médaille d’argent aux International Dance Organization World Tap Dance Championships en Allemagne. Elle est aussi un peu acrobate, «mais pas au point de vouloir rejoindre le Cirque du Soleil!»

«Le plus difficile dans ce domaine», remarque-t-elle, «c’est quand ça fait des semaines que tu passes des auditions et que tu n’as pas de réponses».

Elle n’a pas encore de gérant («ça s’en vient, mais je veux prendre mon temps pour choisir le bon»), mais elle considère que d’avoir pu travailler sur scène cette année, quelques mois seulement après le collège de New York, l’a beaucoup aidée.

Elle va bientôt remplacer son visa d’étudiante aux États-Unis par un permis de travail d’artiste, et elle se dit confiante de décrocher d’autres rôles dans des productions régionales ou des croisières: «il y a des productions de grande qualité et de beaux centres des arts dans de nombreux endroits aux États-Unis et au Canada».

Modeste, elle reconnaît qu’elle a encore beaucoup de travail à faire avant de connaître la gloire nationale ou internationale, et elle se considère «vraiment chanceuse» de faire ce métier qu’elle adore: danser et chanter.

Une scène de Mame au Riverside Theatre (Floride). Stéphanie Visconti en robe noire et chapeau à plumes blanches.
Une scène de Mame au Riverside Theatre (Floride). Stéphanie Visconti en robe noire et chapeau à plumes blanches.

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