Combat vitriolique entre science et foi

Le nouveau Dan Brown

Dan Brown, Origine, roman traduit de l’anglais par Dominique Defert et Carole Delporte, Paris, Éditions JC Lattès, 2017, 576 pages, 34,95 $.
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Dan Brown est de retour et le célèbre professeur Robert Langdon est propulsé dans une autre aventure scientifico-rocambolesque. Dans le roman Origine, la science livre une attaque au vitriol contre la foi et l’auteur nous conduit en territoire espagnol, où la séparation de l’Église et de l’État est un constant sujet de friction.

La première phrase du livre précise que «tous les lieux, œuvres, théories scientifiques et organisations religieuses cités dans cet ouvrage sont authentiques».

Les lieux les plus importants sont Bilbao et Barcelone, les principales œuvres sont de Gaudi, les théories scientifiques touchent, entre autres, l’intelligence artificielle et l’entropie, une des organisations religieuses est l’Église chrétienne Palmarienne où siège présentement un antipape.

Avec un cadre aussi éclectique, les rebondissements ne manquent pas et les personnages rivalisent à qui mieux mieux pour nous tenir en suspense.

Dan Brown
Dan Brown

Un de ces personnages est la fiancée du prince héritier; elle dirige le Musée Guggenheim de Bilbao et accepte que l’éminent futurologue Edmond Kirsch y annonce une découverte aussi importante que celle de Copernic, Darwin ou Einstein. Plus de 80 millions d’internautes sont à l’écoute.

La découverte de Kirsch est une réponse à deux questions: D’où venons-nous? Où allons-nous? Athée le plus connu de la terre, Kirsch oppose la science à la religion et ses opposants vont tout faire pour l’empêcher de livrer son message.

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Je ne vous dévoilerai pas, bien entendu, le dénouement de cette intrigue savamment imaginée par un Dan Brown en pleine forme. Je vous lance tout simplement deux questions. Qu’arrive-t-il quand une personne en sait trop? Pourquoi «de tous les temps, les hommes les plus dangereux sur terre ont été les hommes de Dieu?»

Le roman de Dan Brown est centré sur l’origine de l’humanité et sur son devenir. Il y a place à l’interprétation, notamment celle des symboles et codes dont Robert Langdon est l’expert mondial.

L’auteur décrit avec vivacité des lieux comme le Musée Guggenheim de Bilbao, ce «colosse de verre et de métal qui paraît flotter sur l’eau», la Sagrada Familia de Barcelone, chef-d’œuvre de Gaudi où «les symboles dépassent de loin le cadre de la chrétienté», le pont aux chaînes de Budapest, l’Église chrétienne Palmarienne où siège l’antipape, et L’Escurial où reposent 26 monarques d’Espagne.

Un des personnages les plus colorés du roman est le plus proche conseiller du roi d’Espagne, un archevêque à qui Kirsch a résumé sa découverte. Le prélat avoue qu’il a «recueilli des confessions depuis cinquante ans et qu’il sait reconnaître un mensonge». Mais ce qui est un mensonge pour l’Église est souvent une vérité pour la science. Galilée en sait quelque chose.

J’ai eu grand plaisir à lire 500 des 576 pages du roman Origine. Les passages où il est question d’entropie, d’interpolation, de nucléotides, de Technium et d’endosymbiose m’ont cependant assez ennuyé. Heureusement, les prouesses en symbologie et iconographie de Langdon pimentent finement l’intrigue.

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