Une collecte de fonds pour sauver l’école-atelier LucSculpture

Loyer de plus en plus élevé

Luc Bihan, le fondateur de l'école-atelier Lucsculpture.
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Plusieurs dizaines de personnes ont rendu visite, ce dimanche 21 juillet, à l’atelier LucSculpture, au 663 de l’avenue Greenwood, en réponse à l’appel de son fondateur Luc Bihan, qui estime que l’endroit est menacé de fermeture à cause de la hausse des loyers dans ce secteur Est de Toronto comme ailleurs.

La journée portes ouvertes comportait une vente d’oeuvres d’art, un encan silencieux, des activités artistiques et de la musique.

Artiste en milieu scolaire

L’école-atelier LucSculpture a été établie par l’ex-enseignant Luc Bihan en 2005. Il occupe les trois étages d’un petit immeuble et, en plus d’offrir des cours d’art, permet à de nombreux artistes  de se rassembler, partager leurs points de vue, et créer ensemble.

«Nous sommes une institution qui ne génère pas beaucoup d’argent», explique Luc Bihan. «Or, notre propriétaire désire vendre l’immeuble. Et si nous voulons rester, il faut que l’on paye un loyer encore plus élevé.»

Lucsculpture
L’atelier Lucsculpture

Et cela, LucSculptures ne peut pas se le permettre. Une collecte de fonds a été organisée, tout comme une pétition. «Notre but, c’est d’amasser assez d’argent pour trouver un nouveau local, moins cher», précise Luc Bihan.

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«Nous faisons également appel au monde de l’immobilier, aux écoles, pour savoir s’ils ne peuvent pas nous louer un petit local pendant quelque temps, pour nous permettre de rebondir.»

«Notre objectif est de récolter 3000 signataires sur la pétition. D’ici la fin du mois de juillet, nous la soumettrons aux instances municipales ainsi qu’aux conseils scolaires de Toronto.»

Un atout pour la communauté francophone

«LucSculpture est le seul atelier de Toronto à la fois anglophone et francophone», précise Luc Bihan. Le fondateur voit son atelier comme une ressource bilingue unique en son genre.

Christine s’occupe des ateliers à destination des enfants. «Chez Luc Sculptures, notre objectif est de toucher le maximum de monde, et de former un cadre de travail bilingue.»

Lucsculpture
Christine s’occupe des ateliers à destination des enfants

«Je pense que nous sommes importants pour la communauté», dit-elle. «Notre travail permet à de nombreuses personnes de découvrir le monde de l’art. En tant que responsable des activités à destination des enfants, je prends mon rôle très à cœur. Éduquer les enfants dans un environnement bilingue est bénéfique pour les deux communautés.»

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«Si LucSculptures venait à fermer, cela serait une grande perte», déplore Christine. «Il n’y a pas d’autres ateliers comme le nôtre à Toronto.»

Luc Bihan déplore également le manque de subventions de la part du gouvernement. «Une école d’art ne génère presque pas de revenus. C’est pour cela que je pense qu’un atelier comme le nôtre devrait être subventionné par le gouvernement, pour nous aider à exister.»

Cliquez ici pour signer la pétition.

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