Clap de fin sur le TIFF 2014

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Le Festival international du film de Toronto (TIFF) s’est achevé en fanfare dimanche, après plus de 400 projections en 10 jours, accompagnées de nombreux événements, publics ou privés, qui auront ravi les chasseurs de stars.

Nous retiendrons de cette 39e édition un nombre record de films francophones et de films de genre, avec une tendance très prononcée vers un retour aux influences des années 80, particulièrement dans le design des images, la musique et même parfois les thèmes des films.

Parmi les œuvres projetées, deux longs-métrages très décalés, à ne manquer sous aucun prétexte lors de leur prochaine sortie en salle, ont d’ailleurs obtenu respectivement le prix du meilleur premier film canadien et celui du public du programme Midnight Madness.

Bang Bang Baby, de Jeffrey St-Jules, nous emmène dans un mélange acidulé de fantaisie musicale et de mutations génétiques, à travers le passage à l’âge adulte de Stepphy, son héroïne issue de la petite ville canadienne de Lonely Arms en 1963, à une époque ou la vie et ses choix étaient peut être moins ouverts pour les jeunes femmes.

What We Do In The Shadows, quant à lui, est un hilarant et délirant mockumentaire sur les problèmes d’adaptation au 21e siècle rencontrés par un groupe de vampires multi centenaires réfugiés en Nouvelle-Zélande.

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Les quatre (anti)héros du film doivent faire face aux affres de la colocation, mais aussi à leurs pouvoirs diminués, à des difficultés d’approvisionnement en nourriture, aux nouvelles technologies, mais aussi à leurs éternels ennemis: les chasseurs de vampires et les loups-garous.

Le film comporte des scènes d’anthologie qui ne manqueront pas de faire rugir de rire les aficionados par de nombreuses références au genre, et pas toujours à ses meilleurs exemples.

Les cinéastes manitobains Matthew Kennedy et Adam Brooks n’ont pas manqué de nous surprendre avec leur hommage très réussi aux Giallos des années 70 et 80, le très sanglant et dénudé The Editor. Dans les années 70, Rey Ciso, un monteur autrefois révéré, se retrouve exploité dans une maison de production de films de série Z après un étrange accident de montage lui ayant coûté quatre doigts.

Quand les vedettes du film sur lequel il travaille se font décimer une à une par un tueur en série signant ses crimes en tranchant les doigts de ses victimes, Rey devient le suspect principal et devra tout faire pour se disculper.

The Editor fait également partie des films dont la musique, très synthétique, nous ramène 35 ans plus tôt dans les compositions marquantes de Goblin ou de John Carpenter.

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It Follows, dont les personnages sont suivis par une sorte de Golem dont la malédiction se transmet sexuellement, en est un autre exemple, ainsi que The Guest, tellement imprégné de ces anciens chefs d’œuvres que l’on y voit presque une succession de scènes sorties tout droit des esprits de Wes Craven ou Tobe Hooper.

Pour conclure la tendance 80’s du festival, Guidance, du Canadien Pat Mills, pourrait s’apparier à un Breakfast Club inversé, et Electric Bogaloo: The Wild, Untold Story of Cannon Films, l’extraordinaire documentaire sur un studio hollywoodien qui marqua cette décennie par des chefs d’œuvres inoubliables tels que Masters of the Universe ou Delta Force, parfairont la liste des films à attendre en salle dans les prochains mois.

D’autres films plus dérangeants ont également trouvé leur place dans la programmation Vanguard du festival, comme Shrew’s Nest, sorte de Misery espagnol à haute tension, ou encore Alleluïa, du Belge Fabrice Du Weltz, sur la descente dans la folie amoureuse d’une fragile femme mûre. Des films à ne pas mettre entre toutes les mains.

Plus que 356 jours à attendre avant le prochain TIFF, qui s’annonce d’ores et déjà comme un grand cru puisqu’il s’agira du 40e anniversaire du festival! À dans un an, donc!

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