Cinéma: Ad Astra entre introspection et déception

Avec Brad Pitt et Tommy Lee Jones

Brad Pitt
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Publié 20/09/2019 par Valentin Blais

Depuis jeudi est diffusé en salle le très attendu Ad Astra. Réalisé par James Gray, qui s’était notamment illustré avec La nuit nous appartient et Two Lovers, le film a été reçu plus que chaleureusement par la majorité des critiques. Mais c’est une ode à la solitude qui n’est pas à la hauteur des espérances des amateurs d’action et de science-fiction.

Ad Astra prend place dans un futur proche où l’homme a colonisé une partie de l’espace.

Un casting XXL, un synopsis très prometteur

Il faut dire qu’avec un budget de 100 millions $ et une distribution aussi brillante, les attentes autour du film ne pouvaient être qu’immenses.

Plusieurs grands noms du cinéma moderne font ainsi partie de l’aventure spatiale proposée par James Gray, avec notamment Brad Pitt (dans le rôle de Roy McBride), Tommy Lee Jones, Donald Sutherland ou encore l’excellente Liv Tyler.

Ad Astra prend place dans un futur relativement proche où l’homme a colonisé la Lune et une partie du système solaire.

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Astronaute, Roy McBride est envoyé seul dans les abysses de l’espace pour une mission périlleuse dont l’unique but est de retrouver son père, disparu et donné pour mort depuis plusieurs années. Le personnage principal, froid et souvent inexpressif, se lance alors dans une quête spatiale qui s’annonce aussi mouvementée qu’introspective.

Réflexion sur la solitude

Placé seul face à lui-même pendant une grande partie du film, Roy McBride va inviter le spectateur à se plonger dans une réflexion sur la solitude et la survie. Alors qu’il a le destin de son père, mais aussi celui de l’humanité, entre ses mains, l’astronaute, imperturbable et parfaitement interprété par Brad Pitt, va être confronté à des questions existentielles le plongeant dans un état quasi-dépressif.

Après Once Upon a Time in Hollywood, Brad Pitt revient sur les écrans en 2019 avec Ad Astra.

Dans cette approche spirituelle, psychologique et presque poétique, James Gray nous offre une vision interne au personnage par le biais d’une voix-off présente tout au long (ou presque) du film.

Plongé dans la complexité de l’homme, le spectateur explore pendant plus de deux heures l’infiniment intime, dans un décor – l’espace – pourtant infiniment grand.

Là est d’ailleurs peut-être le principal défaut du film: privilégier la réflexion au contexte et au scénario, qui s’effacent finalement pour ne devenir que détails.

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Raccourcis scénaristiques, longueur de l’intrigue

Au-delà de cette incitation à un voyage intellectuel, le film sur son ensemble reste quelque peu plat. Contrairement à ce que la bande-annonce avait fait apparaître, très peu de scènes d’actions prennent vie pendant les 120 minutes.

Si vous souhaitez voir un film spatial haletant, passez votre chemin, Ad Astra n’est pas fait pour vous.

Malgré plusieurs plans visuellement plaisants et bien réalisés, le film nous offre un scénario pâle, décevant, voire parfois prévisible, où l’intrigue (et l’intérêt?) se noie sous la complexité du personnage principal.

Truffés de raccourcis scénaristiques qui mettent de côté son réalisme, notamment lorsque le héros escalade une fusée en plein décollage sans subir la chaleur censée être insoutenable des réacteurs, Ad Astra peine à émouvoir et surtout à maintenir éveillés les esprits des spectateurs.

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