Chaos neptunien

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Représentation d'artiste d'Hippocampe et de Neptune. (Photo: NASA / ESA /J. Olmsted (STScI)
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Des lunes qui ont pris l’habitude de se détruire et de se re-créer. C’est le portrait tout en collisions qui semble se dessiner autour de Neptune, alors qu’on vient de lui (re)découvrir une 14e lune.

Baptisée Hippocampe, et décrite la semaine dernière dans la revue Nature, cette petite lune — à peine 34 km de diamètre — serait le résultat, dans un premier temps, d’une rencontre brutale avec une plus grosse lune, Proteus, il y a quatre milliards d’années, puis d’une «reconstitution» en plusieurs étapes.

Proximité des deux lunes

C’est la proximité entre ces deux lunes qui fait soupçonner ce scénario — la collision aurait arraché un morceau à Proteus — ainsi que l’orbite étonnamment circulaire d’Hippocampe, qui suggère que plusieurs fragments de l’impact se seraient à nouveau amalgamés, suivant un processus qui aurait pu se répéter plusieurs fois.

La petite lune, telle qu’on la voit aujourd’hui, serait donc le résultat final d’un ensemble chaotique.

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Patience récompensée

D’autres s’ajouteront peut-être un jour à la liste, parce qu’à cette distance, découvrir de nouvelles lunes nécessite de la patience.

Hippocampe avait été détectée sur une image prise en 2013 par le télescope spatial Hubble, mais il a fallu attendre trois ans pour que de nouvelles techniques d’imagerie confirment la présence d’une lune sur ces clichés — puis sur d’autres pris en 2004 et 2009.

Divinités marines

Hippocampe était, chez les Romains, la créature mi-cheval, mi-poisson, qui servait de monture au dieu de la mer Neptune.

Les six autres lunes intérieures de Neptune portent elles aussi des noms de divinités de l’Antiquité associées à la mer.

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