Un camp de basket au Burundi organisé par une association canadienne

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Alors que la NBA est en pause estivale après les repêchages, un marché des agents libres mouvementé et une ligue d’été passionnante, le moment des camps de basket estivaux est arrivé.

Si le Canadien des Raptors, Chris Boucher, a une fin de mois d’août chargée avec quatre événements organisés (Witby, Mississauga, Ottawa, Montréal), d’autres organisations oeuvrent au-delà des frontières pour développer la pratique du basket-ball.

C’est le cas de l’association canadienne EJO. Inspirée par Giants of Africa de Masaï Ujiri, le président des Raptors, elle a ouvert en début de semaine son deuxième camp du côté de Bujumbura au Burundi.

Devenir meilleurs

En partenariat avec Phase 1 basketball et la Fédération de Basket burundaise, l’objectif est double. Premièrement, former les entraîneurs locaux. Deuxièmement, donner les moyens aux jeunes Burundais de développer leur talent de basketteur.

Au-delà du terrain, le but est aussi de leur offrir des opportunités d’obtenir des bourses d’études locales et à l’étranger, en leur ouvrant une plus grande exposition médiatique.

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« Nous voulons équiper les entraîneurs et les joueurs avec des savoir-faire qui leur permettront de devenir meilleurs », explique Patrick Bizindavyi membre de EJO qui a fait le voyage dans son pays natal. « C’est une opportunité pour offrir aux techniciens et aux participants la possibilité de construire ou de renforcer les fondamentaux et leur culture basket. »

camp de basket
Une partie de l’équipe présente sur place dans le cadre du camp de basket-ball.

La crème des formateurs de basket

Pour ça, les entraîneurs ont reçu une formation de deux jours, lundi et mardi, auprès de formateurs expérimentés canadiens: Wayne Dawkins, de Phase 1 basketball (Toronto, Phoenix, Jamaïque), et Kurt Gentles, spécialiste du développement des jeunes (Ottawa, Gatineau, Niagara Falls et Toronto).

Ils mettront en pratique ces nouvelles connaissances acquises avec les joueurs, lors  du camp qui ouvre ce mercredi 25 août. Pendant cinq jours, 50 garçons et 50 filles de 14 à 16 ans, sélectionnés par la fédération burundaise bénéficieront d’un encadrement digne des pros.

« Nous voulons utiliser le basket-ball comme un vecteur positif », poursuit Bizindavyi. « Ce camp est une opportunité d’encourager les jeunes à devenir des représentants d’élite de leur pays et de leur communauté. »

C’est la deuxième année que EJO organise le camp après une première édition en 2019. Celle-ci avait reçu le soutien de Team Durant, l’organisation du joueur étoilé des Nets de Brooklyn. De nombreux commanditaires canadiens et locaux avaient participé à la mise en oeuvre de cette première réussite. 150 joueurs et 25 entraîneurs avaient participé au camp en 2019.

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Darryl Dawkins en action avec les entraîneurs burundais.

Une ambition africaine

L’association voit grand. Malgré la pandémie de covid qui lui a mis des bâtons dans les roues pour l’édition 2020. L’objectif est de grandir et à terme d’offrir ce genre d’événements dans toute l’Afrique.

« Le programme va grandir », se projette Eugene Pehoua-Peleme, co-fondateur de EJO. « Nous avons vu le développement de la NBA en Afrique avec la BAL (Basketball African League). Le monde est en train de reconnaître le talent qu’il y a ici. Nous voulons travailler à la racine.  Notre travail est de faire grandir le sport. Pour cela, nous fournissons nos connaissances, mais aussi des infrastructures et des opportunités dans le domaine de l’éducation. »

La belle histoire ne fait que commencer. À suivre…

Patrick Bizindavyi avec les médias locaux pour l’ouverture du camp.

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