Ça va «jazzer» à Toronto

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Que faire du 22 juin au 1er juillet? Si cette question vient à se poser et que la musique effleure un tant soit peu nos sens, le festival de jazz de Toronto est à-même de répondre à cette interrogation. Pas moins de 60 concerts en une dizaine de jours, voilà de quoi brosser une agréable vue d’ensemble du jazz mondial et offrir de bonnes raisons pour se précipiter hors de chez soi.

Le jazz est un style musical qui a évolué de génération en génération, connaissant autant de variations et d’influences que de musiciens. C’est dans la versatilité, l’improvisation et l’adaptabilité que le jazz trouve ses bases. La musique est universelle…

À la vue de cette allégation généralement acquise, ou du moins très peu contestée, le festival de jazz de Toronto peut se vanter de s’en ériger comme parfaite représentation. Une multitude de groupes pour dix jours de jazz et son cortège de bonne humeur riche en sons touchant au coeur, ce style musical si difficile à décrire va pouvoir s’exprimer dans toute sa complexité.

Complexité mais aussi versatilité, et tout ça par l’intermédiaire des différentes formations aux origines et influences aussi diverses que variées prêtes à fouler la scène tout du long de cette grande semaine mélodique.

Qu’ils soient de Chine, de Finlande, d’Allemagne, de France, du Danemark, d’Inde ou encore de Tunisie, tous les participants ont à coeur de montrer ce qu’ils peuvent apporter dans leur art.

Partager ses visions par l’intermédiaire de la musique, apprendre et s’inspirer de ce qu’on entend, s’ouvrir à de nouvelles vues, c’est tout ce qui fait du jazz ce qu’il est, un genre en perpetuelle évolution apte à faire du neuf avec du vieux et inversement. Sans frontières mais forcément empreints de ses origines, les groupes européens, très representés cette année, ou asiatiques vont pouvoir faire valoir leurs interprétations et leurs styles.

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À quelque jours du coup d’envoi, nombreux parmi les musiciens sont ceux qui, à défaut d’impatience, attendent avec gaieté les premières notes de la semaine. À cette image, le groupe No Name Jazz Sextet, qui signe sa première présence à ce festival, confirme les vertus pacificatrices de la musique.

Pour ce groupe montréalais doté d’une grande maîtrise et déjà bien connu et reconnu des critiques, tant pour leurs albums que spectacles, les ouvertures culturelles sont un plus et un avantage inné de la musique. Âgée de huit ans, cette formation à toujours été saluée pour son ingéniosité et sa prise de plaisir lors de ses représentations.

Lors de la mention de «groupe francophone», Alexandre Côté, sax alto de la-dite formation, ne peut s’empêcher de sourire: «Notre groupe a commencé comme trio pour finalement devenir sextet, maintenant nous sommes cinq francophones et un anglophone dans la formation, je ne suis pas sûr que le fait d’être un groupe francophone influence quoi que ce soit dans notre musique.»

Et d‘ajouter: «De toute façon la musique est quelque chose d’universel.» Nous voilà retombé sur cette notion d’universalité, et si c’est un professionnel qui vous le dit c’est que ça doit être vrai, non? Par curiosité ou par affinité, une belle semaine à ne pas rater en tout cas.

Le programme est disponible sur www.torontojazz.com

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