Bruno Coppens, jumeau séparé de Sol

«Joindre le futile à l’agréable» au TfT

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Bruno Coppens est un habitué du Canada. Cela fait déjà une douzaine d’années qu’il se produit à Ottawa, Québec et Montréal. «J’adore ce pays par ses paysages, ses gens chaleureux et y’a un cousinage avec les Belges dans le caractère, le pragmatisme et la joie de vivre!».

Du 26 au 30 mars, au Théâtre français de Toronto, l’humoriste part à la conquête du public torontois avec son spectacle Mes Singeries Vocales: «Oui, c’est ma première fois à Toronto! Je suis curieux et impatient de découvrir cette ville!»

Crée en 2011 en Belgique, cette pièce est une comédie pétillante mettant en scène Bruno, son pianiste Pierre Poncet et… les spectateurs: «C’est pour eux que je joue! Je veux qu’ils jouent aussi avec les mots! Alors il y a deux moments interactifs, cool et ludiques où le public s’étonne de ses propres trouvailles!»

Bruno Coppens joue son propre rôle, celui d’un homme qui a fêté ses 50 ans, accompagné de son musicien multiforme.: «Il est barman, pianiste, coach, psy car il m’écoute bien!»

50 ans: un cap

Mes Singeries Vocales font une sorte de constat comique du passage à la cinquantaine.

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Mais ici pas question de la fameuse crise dépressive que nous connaissons tous. «Je voulais montrer qu’il faut vivre l’instant présent et pas le côté ‘c’était mieux hier’ ou ‘où suis-je?’ L’idée est de joindre le futile à l’agréable. De prendre la folie pour passagère et partir pour un trajet nommé désir. Car une vie fort molle, je suis formel, ça fait fort mal!»

Et c’est avec le sourire que l’on passe le cap des 50 berges: «entre boggie et bossa langoureuse, entre ironie et tendresse, dérision et franc-parler, je raconte un parcours de vie, comme un état des lieux d›un gars paumé dans monde d’aujourd’hui, mais qui veut rencontrer les gens, le public!»

Comment on se rend compte qu’on a pris un coup de vieux? «Quand une fille de 20 ans vous assassine d’une phrase: ‘Ma mère aime beaucoup ce que vous faites!’… Ça démarre de cette phrase qui vous situe dans le temps et vous remet à votre place.»

La comédie a été mise en scène par Éric Staercke, «qui trouve des images, des liaisons naturelles entre les morceaux et les textes pour que le public suive une trame, une histoire», explique Bruno Coppens.

Pour ceux qui ont passé le cap depuis un moment, ou ceux pour qui c’est encore loin loin loin vous ne vous sentirez pas exclu, c’est une pièce qui s’adresse à tout le monde: «ça parle aux jeunes à travers des textes sur les téléphones et internet puis les relations amoureuses, c’est pour tous!»

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Virtuose des mots

Guy Mignault, directeur artistique du TFT, affirme: «Bruno Coppens est un virtuose de la langue, on pourrait dire un héritier de Sol».

C’est vrai, ce comédien joue avec les mots, il les triture, les torture, les déchire et les chatouille pour toujours en tirer le meilleur. Il est comme transcendé par la divinité de l’humour.

Il avoue lui même avoir «besoin de mélanger les sons, de couper les mots en 2, 3 pour extraire du jus, du jus de mots!».

Qui dit 50 ans ne veut pas dire forcément vie ennuyeuse et rangée pour l’artiste: «Ah! 50 ans, je n’en reviens pas d’avoir passé le cap! Je me sens tellement gamin, à apprendre encore et encore que je ne suis pas le sage de 50 ans!»

On repart dans les folles années du rock’n’roll avec ce spectacle: «Riton, le barman, me métamorphose en rocker pour me faire vivre une époque révolue avant de me ramener au présent. C’est un parcours, en fait, ce spectacle: ça bouge, je chante, je danse!»

Parallèlement à Mes Singeries Vocales, Bruno Coppens vient de créer un nouveau spectacle sur le trac du… public! «J’espère revenir le présenter ici», avoue-t-il. On attend ça avec impatience.

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