Blaise Ndala, écrivain-éponge de son temps

Romancier franco-ontarien

Blaise Ndala et Gabriel Osson

Blaise Ndala et Gabriel Osson. (Photo : Sylvie Gervais).


19 octobre 2018 à 12h30

Le romancier Blaise Ndala, originaire d’Ottawa, a lancé la série Croisée des mots, jeudi soir, à la Bibliothèque publique de Toronto. La rencontre littéraire était animée par Gabriel Osson, écrivain torontois et président de l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français.

Né de parents enseignants en République démocratique du Congo (ex-Zaïre), Ndala a attrapé le «virus de l’écriture» dès l’école primaire. Il écrivait des poèmes et de courtes nouvelles au lieu de faire ses devoirs d’arithmétique.

J’écrivais juste pour m’amuser

À l’école secondaire, le jeune Blaise écrit des saynètes et est choisi pour jouer le rôle d’un avocat blanc dans une pièce sur l’apartheid en Afrique du Sud. Il deviendra avocat. «Je n’ai jamais rêvé de devenir écrivain, j’écrivais juste pour m’amuser.»

Blaise Ndala lit un extrait de son roman
Blaise Ndala lit un extrait de Sans capote ni kalachnikov. (Photo : Sylvie Gervais).

En 2007, Blaise Ndala arrive au Canada et rencontre une anglophone bilingue, qui devient sa compagne et découvre le manuscrit de J’irai danser sur la tombe de Senghor. Elle le pousse à soumettre le texte à un éditeur.

Coup de pouce de Danny Laferrière

Ndala raconte qu’il avait alors de sérieux doutes sur la qualité de son écriture. Il avait besoin d’un encouragement et celui-ci est venu de Danny Laferrière, au point où le manuscrit est finalement présenté à deux prestigieux éditeurs: Albin Michel et Gallimard.

Comme une réponse tarde à venir, l’auteur se tourne vers les Éditions L’Interligne, à Ottawa, et reçoit rapidement un contrat… qu’il signe quelques semaines avant une offre d’Albin Michel.

Écureuil vs éléphant

«Je ne regrette pas d’avoir opté pour un écureuil au lien d’un éléphant, comme disait mon père.» Ndala estime qu’il a été chaleureusement accueilli dans une petite cour d’école au lieu d’avoir probablement risqué de faire figure de pion sur un vaste échiquier.

Son second manuscrit, Sans capote ni kalachnikov, a été soumis à Mémoire d’encrier parce que cette maison d’édition québécoise a un réseau de distribution qui rejoint l’Europe et l’Afrique. «Comme ce roman traite de la marchandisation de la misère dans le tiers-monde, je voulais un rayonnement hors de l’Ontario ou du Canada français.»

Franco-Ontarien, pas québécois

Blaise Ndala n’est pas Québécois pour autant. «Je suis un écrivain franco-ontarien et cela ne m’empêche pas de puiser dans l’actualité internationale, voire le fait divers, pour trouver l’inspiration. L’écrivain agit parfois comme l’éponge de son temps.»

Sa plus récente expérience d’osmose l’a conduit à travailler avec le célèbre réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb pour rien de moins que la scénarisation hollywoodienne de J’irai danser sur la tombe de Senghor.

C’est le romancier torontois Didier Leclair qui sera l’invité de la prochaine rencontre de la série Croisée des mots; elle aura lieu le 15 novembre à 18 h 30 à la succursale Yorkville de la Bibliothèque publique de Toronto (22, avenue Yorkville).

Croisée des mots est un partenariat entre les Services français de la Bibliothèque publique de Toronto et l’Association des auteures et auteurs de l’Ontario français.

Inscrivez-vous à nos infolettres gratuitement:

Récemment

Restez à jour dans votre propre fil d'actualité

L’intelligence artificielle au service des ressources humaines

L'intelligence artificielle est en train de devenir un assistant intelligent qui aidera les ressources humaines à travailler plus intelligemment.
En lire plus...

19 novembre 2018 à 9h00

La moitié des Canadiens diminueraient leur consommation de viande

Les Canadiens seraient de plus en plus disposés à délaisser la viande pour se tourner vers des repas aux alternatives végétales.
En lire plus...

19 novembre 2018 à 7h00

L’écriture est toujours une aventure

roman
«Le plus dangereux, c’est pas les cerveaux fêlés qui nous écrivent. C’est ceux qui veulent nous faire taire.»
En lire plus...

18 novembre 2018 à 9h00

Quiz : L’Europe de l’Est

quiz
Ce qu'on appelle l'Europe de l'Est comprend surtout des pays de culture slave.
En lire plus...

18 novembre 2018 à 7h00

Formation en agriculture : le Collège Boréal présent en Haïti

Haïti
Le Collège Boréal est partenaire avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie dans un projet pour une socio-économie durable en Haïti.
En lire plus...

17 novembre 2018 à 11h00

Il y a 100 ans, la grippe espagnole frappait la planète

pandemie, épidémie
Saviez-vous que l’on doit la création du ministère fédéral de la Santé à la grippe espagnole?
En lire plus...

17 novembre 2018 à 9h00

Téléphone cellulaire et cancer : pas pire que le hasard

cancer
Une étude aurait apporté «certaines preuves» d’un lien entre le téléphone cellulaire et l’apparition de tumeurs. Mais on n'a pas fait mieux – ou...
En lire plus...

17 novembre 2018 à 7h00

Les Leafs s’en sortent face aux Ducks après un match très serré (2-1)

Les Leafs l'emportent dans la difficulté ce soir face aux Ducks d'Anaheim (2-1). 
En lire plus...

17 novembre 2018 à 0h48

Marché de Noël : trois raisons de s’y rendre!

Alors que les premiers flocons e neige tombaient sur Toronto, le traditionnel Marché de Noel du quartier de la Distillerie ouvrait ses portes avec...
En lire plus...

16 novembre 2018 à 16h30

Le Beaujolais Nouveau est arrivé au Ricarda’s

Ricarda's
La Fédération Tricolore a réuni une centaine de Français, francophones et francophiles autour d'un cassoulet ce jeudi soir au Ricarda's (angle Peter et Front)...
En lire plus...

16 novembre 2018 à 15h36

Pour la meilleur expérience sur ce site, veuillez activer Javascript dans votre navigateur