Annie-Claude Thériault remporte le Prix des lecteurs Radio-Canada

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L’écrivaine ontarienne Annie-Claude Thériault a reçu le Prix des lecteurs Radio-Canada pour son roman Quelque chose comme une odeur de printemps, publié aux Éditions David, à titre de meilleure œuvre de fiction franco-canadienne. La lauréate a reçu une bourse de 5000$.

Ce prix du public récompense des œuvres littéraires franco-canadiennes, écrites par des auteurs issus de milieux francophones minoritaires.

«C’est très touchant d’abord d’avoir été choisie comme finaliste et c’est encore plus fabuleux de recevoir ce prix, d’avoir été choisie par de grands lecteurs», raconte Annie-Claude Thériault.

«J’ai beaucoup travaillé pour la francophonie hors Québec quand j’étais à Ottawa donc c’est particulièrement touchant. »

Parfum de fraîcheur

L’écrivaine, qui avait déjà écrit des nouvelles, a ainsi été récompensée pour son premier roman.

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«Quand c’est un premier roman, on n’a aucune idée de comment on va être reçu donc c’est très encourageant de pouvoir être reconnu!»

L’écrivain Bryan Perro, président d’honneur, a évoqué un «parfum de fraîcheur» pour décrire ce livre. Il a souligné la qualité de l’écriture et les émotions que ce roman suscite chez le lecteur. Il aurait aussi mentionné «beaucoup de doigté pour jongler entre la tristesse et la tendresse. »

Relations humaines

Le roman plonge dans l’adolescence de Béate, jeune fille au frère schizophrène qui meurt tragiquement dans un accident de voiture. Entre la complexité des rapports familiaux et le réconfort de l’amitié, cette jeune fille amoureuse des odeurs s’accroche à la vie.

«Je parle de sujets tragiques et sombres comme la maladie mentale et le deuil, mais je voulais le faire de façon réaliste. On m’a dit que c’était réussi», explique l’écrivaine.

«La maladie mentale est quelque chose qui m’a toujours préoccupée même si je n’y ai jamais été confrontée de très près. Et les relations humaines me fascinent. Un noyau familial est parfait pour explorer ça.»

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Printemps

Le titre Quelque chose comme une odeur de printemps met en évidence l’aspect optimiste de l’histoire.

«Je voulais un titre lumineux. Le livre parle de l’amour familial, du quotidien joyeux, de la vie qui est plus forte que tout. Il y a un côté positif et je voulais que le titre le fasse sentir. »

«Et je voulais un titre qui puisse avoir l’air de sortir de la bouche de Béatrice, qui a toujours une façon de s’exprimer très singulière. »

Reconnaissance

Originaire de l’Outaouais et vivant à Montréal, Annie-Claude Thériault est aussi enseignante au collège Montmorency. Elle accueille avec joie cette nouvelle reconnaissance que lui apporte le prix.

«Le prix est assez prestigieux et offre beaucoup de visibilité. Depuis lundi, je reçois des courriels de félicitations de collègues qui ne savaient même pas que j’écrivais.»

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L’écrivaine gère sa double vie en alternant enseignement et écriture. «Je ne peux pas faire les deux en même temps. J’avais pris une session sabbatique et j’étais allée m’exiler en Californie pour écrire ce livre, dans ma bulle.»

«La session prochaine, je vais prendre six mois de congé pour écrire.» Les lecteurs conquis peuvent donc s’attendre à un second roman.

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