Adieu, Opportunity

Représentation d'artiste de la NASA du robot Opportunity sur Mars, réalisée en 2010.
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Les cratères Eagle, Endurance, Vostok, Erebus, Beagle, Victoria, Porcupine, Conception, San Antonio, Lightning, Intrepid, Voskhod, Santa Maria, Freedom 7, Gemini 5 et le géant Endeavour: Opportunity les a tous faits pendant ses 14 années sur Mars. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Suivant l’expression consacrée, la NASA a officiellement «déplogué» le 12 février sa sonde martienne, qui ne répondait plus depuis juin dernier.

14 ans, 45 km, 217 594 photos

Elle avait dépassé de très loin son espérance de vie qui était initialement de… trois mois.

Tout comme les 45 km qu’elle a parcourus dépassent de loin l’objectif initial, en 2004, à l’époque où les planétologues auraient été satisfaits si elle n’avait roulé que pendant quelques centaines de mètres.

Avec ses 217 594 photos — toutes accessibles au public sur Internet — Opportunity bat un autre record.

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Le robot InSight, déployé sur Mars en novembre dernier. À l’avant à gauche, son sismomètre, à droite, son outil de forage. (Illustration: NASA)

De l’eau à la surface

Mais elle aura surtout sa place dans les livres d’histoire — de concert avec sa jumelle Spirit, débranchée en 2010 — pour avoir confirmé que Mars avait déjà eu de l’eau à sa surface.

C’est un fait depuis longtemps pris pour acquis, mais qu’aucune machine humaine n’avait encore pu «toucher»: des sillons laissés par l’écoulement de l’eau sur le sol (2007), des minéraux qui pouvaient seulement être créés dans de l’eau salée (2008), et de l’argile (2013) potentiellement formée, jadis, dans de l’eau douce (et là où il y a eu de l’eau douce, il y a peut-être eu de la vie).

Un autre robot américain, Curiosity, roule encore sur Mars, depuis 2012, et le robot Insight qui, lui, ne roule pas, les a rejoints en novembre dernier.

Dans le roman The Martian d’Andy Weir, dont Ridley Scott a tiré un film avec Matt Damon, on croise le robot Pathfinder, qui a été actif sur Mars pendant l’été 1997.


À parcourir: la carte, par le New York Times, du parcours suivi par Opportunity.

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Faillite martienne

Par ailleurs, une compagnie qui promettait une téléréalité spatiale, a été rattrapée par la réalité. Avant même d’avoir pu organiser son premier aller simple vers Mars, elle vient de sombrer dans un trou noir.

Mars One, fondée par l’entrepreneur néerlandais Bas Lansdorp, vient en effet d’être déclarée en faillite. C’est cette compagnie qui affirmait avoir reçu 200 000 candidatures en 2013, après l’annonce d’un ambitieux projet: l’établissement à partir de 2024 de la première colonie sur Mars.

La planète rouge. (Photo: NASA)

Objectif: 24 colons

Tellement ambitieux, qu’il avait d’emblée été déclaré suicidaire. Ce qui n’avait pas empêché un millier de volontaires d’accepter d’être retenus parmi les demi-finalistes, puis 100 d’entre eux, dont six Canadiens et un Français, parmi les finalistes: desquels il était censé n’en rester que 24 au moment du premier départ, dans cinq ans.

Sauf qu’il n’y aura pas de départ, a confirmé le 11 janvier Bas Lansdorp. L’entreprise n’a manifestement pas réuni les fonds privés et les revenus espérés pour les droits de diffusion de cette téléréalité en apesanteur.

L’avis de faillite déposé le 15 janvier en Suisse est avare de détails: il ne reste rien dans le compte.

Représentation d’artiste du projet Mars One.

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